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La Secrétaire d’État Clinton lance de nouvelles initiatives pour améliorer le statut des filles

11 octobre 2012

Département d’État
Bureau des questions relatives aux femmes dans le monde

Le 10 octobre 2012
Washington, DC

Fiche documentaire
La Secrétaire d’État Clinton lance de nouvelles initiatives publiques et privées pour améliorer le statut des filles

À la veille de la Journée internationale des filles, la Secrétaire d’État Hillary Clinton a tenu aujourd’hui une réunion avec des leaders des secteurs privé et public, dont l’archevêque sud-africain Desmond Tutu, Président du groupe « The Elders » (les Anciens), afin de discuter de leur engagement commun envers l’amélioration de la vie des filles dans le monde entier. La secrétaire d’État a annoncé, à la suite de la réunion, de nouvelles initiatives du gouvernement des États-Unis et du secteur privé destinées à empêcher le mariage des enfants et à promouvoir l’éducation des filles dans le monde.

Mariage des enfants. Tous les ans, dix millions de filles, originaires pour la plupart de communautés pauvres et rurales, sont mariées de force avant leur dix-huitième anniversaire. Les mariages précoces et forcés volent les filles de leurs opportunités de bâtir une vie meilleure grâce à l’éducation et au travail qualifié, menacent leur santé et les piègent dans la pauvreté. La Secrétaire d’État a annoncé ce qui suit afin de faire face à cette menace qui touche les filles et le développement mondial :

- Soumettre un rapport obligatoire au sein des Rapports sur les droits de l’homme. À partir de 2012, tous les rapports annuels du département d’État, par pays, sur la pratique des droits de l’homme traceront pour chaque pays, l’âge minimal requis pour se marier et le taux de mariage des filles et des garçons de moins de 18 ans. Grâce à ces rapports, soumis tous les ans au Congrès des États-Unis, le département d’État évalue l’adhésion de tous les États membres des Nations unies aux droits individuels, politiques, civils et des travailleurs internationalement reconnus. Les États-Unis entendent, en renforçant les rapports sur la question, envoyer un signal aux pays indiquant que le mariage des enfants est une menace aux droits fondamentaux des filles et des femmes.

- Renforcer la capacité des États-Unis à aider les citoyens menacés de mariage d’enfants. Le département d’État fournira des conseils et une formation approfondie à tout le personnel consulaire des ambassades américaines afin qu’ils soient mieux préparés à répondre aux cas où des citoyens américains seraient contraints de contracter un mariage d’enfant à l’étranger.

- Lutter contre le mariage des enfants au Bangladesh. L’agence des États-Unis pour le développement international (USAID) soutiendra un programme pilote, en collaboration avec le ministère bangladais des Affaires des femmes et des enfants, afin de mettre à l’épreuve des approches destinées à faire face à la question du mariage des enfants, y compris dans le domaine de la santé, de l’éducation et des droits. Le programme fera également appel aux autorités religieuses, aux médias, aux gouvernements locaux et aux ONG, afin de promouvoir une sensibilisation communautaire sur la question.

Secteur privé

- La campagne pour mettre fin au mariage des enfants dans une génération. La Fondation Ford lancera une campagne de 25 millions de dollars sur cinq ans et s’engage à travailler avec des ONG, des gouvernements, des communautés locales et d’autres donateurs, afin d’établir la volonté politique nécessaire pour mettre fin au mariage des enfants, soutenir les recherches pour déterminer les interventions menées avec succès et enfin, élargir l’accès des filles aux ressources et à leurs droits, y compris le droit de ne pas se marier tôt. La Fondation Ford entend concentrer son travail dans le sud et l’ouest de l’Afrique, en Amérique centrale, en Inde et en Égypte.

L’éducation des filles. Des études montrent que l’éducation est susceptible de repousser et même d’empêcher le mariage des enfants. Les filles scolarisées au lycée sont six fois moins susceptibles de se marier étant enfants que les filles ayant peu ou pas d’éducation. Les filles éduquées sont non seulement moins susceptibles de se marier jeunes, elles sont également susceptibles d’avoir de meilleurs revenus, moins d’enfants et des enfants en meilleure santé. La Secrétaire d’État a annoncé de nouvelles initiatives afin d’assurer que davantage de filles puissent terminer avec succès leur scolarité au lycée :

- Le programme EAGLE (Empowering Adolescent Girls to Lead through Education), autonomiser les adolescentes par l’éducation. L’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) et le Plan présidentiel d’aide d’urgence à la lutte contre le sida (PEPFAR) œuvrent de concert afin d’assurer que des milliers d’adolescentes en République démocratique du Congo (RDC) puissent effectuer une transition réussie vers le lycée. À peine 11 % des femmes congolaises de plus de 25 ans ont un diplôme de l’enseignement secondaire. Des études montrent que maintenir les filles scolarisées réduit considérablement leur vulnérabilité au VIH et donne globalement de meilleurs résultats en matière de santé. L’initiative EAGLE, dotée de 15 millions de dollars sur cinq ans, cherche à accroître ce taux en luttant contre les nombreuses barrières qui empêchent les filles de continuer leurs études après l’école primaire, y compris le coût et la sécurité dans les écoles. Le programme mettra l’accent sur une formation en leadership pour les filles.

- Les échanges américains visant à améliorer la formation des enseignants et l’éducation des filles. Dès 2013, le bureau des Affaires éducatives et culturelles du département d’État (ECA) développera et fournira à tous les enseignants qui viennent aux États-Unis sous les auspices des programmes d’échange « Enseigner l’excellence et la réussite et les leaders internationaux de l’éducation », parrainés par le Département d’État, des cours afin de renforcer leurs compétences à reconnaître et à aborder les défis uniques rencontrés par les filles à l’école. Environ 220 enseignants participent chaque année à ces programmes, la plupart en provenance de pays en voie de développement, où le manque d’une telle formation et de prise de conscience est considéré comme un frein sérieux au succès des filles à l’école. En 2014, l’ECA invitera également 20 éducateurs du monde entier à venir aux États-Unis afin de chercher et de trouver des moyens pour améliorer l’éducation des filles dans leurs pays respectifs.

- Le Corps de la Paix demande que ses volontaires à l’éducation reçoivent une formation relative au genre. Les volontaires à l’éducation du Corps de la Paix recevront, dès cet automne, une formation spécifique relative à la différence des sexes dans les écoles. Cette politique aidera à s’assurer que chacun des 3.000 volontaires du Corps de la Paix envoyés enseigner dans des écoles défavorisées du monde entier soit en mesure d’aider les élèves filles à surmonter les barrières à leur éducation.

Secteur privé

- Le programme éducatif de la Fondation MasterCard. Dans le cadre de son engagement à distribuer 500 millions de dollars pour l’éducation, la Fondation MasterCard s’engage à distribuer 39 millions de dollars au cours des dix prochaines années afin de fournir un soutien global à l’éducation secondaire des jeunes filles douées mais économiquement défavorisées au Ghana et en Ouganda, y compris un soutien par les pairs et un programme de mentorat.

- La stratégie de la Fondation MacArthur pour l’éducation secondaire des jeunes filles dans les pays en voie de développement. La Fondation John D. et Catherine T. MacArthur s’est engagée à distribuer 10 millions de dollars dans les cinq prochaines années afin d’améliorer la participation des jeunes filles marginalisées à une éducation secondaire adéquate et de qualité.

- L’initiative de collaboration pour l’éducation secondaire des jeunes filles. Au cours de l’année à venir, la Fondation MacArthur, la Fondation MasterCard, la Fondation de la famille de Douglas B. Marshall Jr. et deux donateurs anonymes vont collaborer pour distribuer plus de 6 millions de dollars et soutenir des initiatives novatrices dans le domaine de l’éducation secondaire, offrant ainsi des possibilités d’apprentissage, des compétences pratiques et de vie aux jeunes défavorisés en Afrique de l’Est, du Nigéria et de l’Inde, avec une attention toute particulière donnée aux jeunes filles. La Fondation MacArthur et la Fondation MasterCard ont annoncé aujourd’hui qu’elles renouvelleraient, avec leurs partenaires, leur engagement en 2013, avec des fonds sans doute plus importants.

Si vous désirez obtenir davantage d’informations, veuillez contacter le service des Affaires publiques S/GWI à SGWI_PA@state.gov