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Allocution du Président Obama adressée à l’Initiative mondiale Clinton

27 septembre 2012

LA MAISON BLANCHE
Bureau du Secrétaire de presse
Le 25 septembre 2012

ALLOCUTION DU PRÉSIDENT
ADRESSÉE À L’INITIATIVE MONDIALE CLINTON

Sheraton New York Hotel and Towers
New York

12h34 EDT

LE PRÉSIDENT: Merci beaucoup. (Applaudissements). Merci. J’apprécie beaucoup. Je vous en prie, je vous prie tous de prendre vos places.

Eh bien, bonjour tout le monde. Et, Monsieur le Président Clinton, merci pour votre présentation très aimable. Mais je dois l’admettre, j’ai vraiment préféré un peu mieux le discours d’il y a quelques semaines. (Rires). Ensuite, quelqu’un a envoyé un tweet disant que quelqu’un devrait le nommer « Secrétaire expliquant les choses ». (Rires). Mais ce n’est pas le mot « choses » qu’ils ont utilisé ». (Rires).

Monsieur le Président Clinton, vous êtes un infatigable et ardant défenseur de ce qui représente le meilleur dans notre pays. Vous avez aidé à améliorer et à sauver les vies de millions de personnes autour du monde. Je suis reconnaissant pour votre amitié et votre leadership extraordinaire. Et je pense m’exprimer pour l’ensemble du pays quand nous disons que vous continuez à être un homme d’énorme valeur pour nous tous. (Applaudissements).

Comme toujours, je dois également remercier le Président Clinton pour être si compréhensif quant au nombre sans précédent de pays qui ont reçu la visite de notre Secrétaire d’État. (Rires et applaudissements). Comme nous avons pu le constater encore ces derniers jours, Hillary Clinton est une dirigeante qui incarne la grâce et le courage -- et je suis persuadé qu’elle sera connue pour avoir été l’un des meilleurs Secrétaires d’État de l’histoire des États-Unis. Nous lui en sommes donc reconnaissants. (Applaudissements).

À l’équipe dévouée de CGI [Clinton Global Initiative]et à chaque organisation qui s’est engagée et qui a touché la vie de centaines de millions de personnes, merci à vous pour servir d’exemple de ce que nous avons davantage besoin dans le monde, surtout à Washington -- travailler ensemble pour réellement résoudre les problèmes.

Et c’est pour cela que je suis ici. Comme Bill l’a mentionné, j’ai assisté au CGI chaque année depuis que je suis Président, et j’ai abordé avec vous notre besoin de maintenir le redressement économique, notre besoin de créer davantage d’emplois. J’ai parlé de l’importance du développement -- de la santé mondiale à la lutte contre le VIH/sida et de la croissance qui fait prospérer les nations. Nous avons parlé de développement et du fait qu’il doit inclure les femmes et les filles -- parce que selon tous les critères de mesure, les nations qui éduquent leurs femmes et leurs filles finissent par connaître davantage de réussite. (Applaudissements).

Et aujourd’hui, je veux parler d’un problème qui est lié à chacun de ces défis. Il devrait préoccuper chaque personne, parce que c’est une dégradation de notre humanité commune. Il devrait préoccuper chaque communauté, parce qu’il déchire notre tissu social. Il devrait préoccuper chaque entreprise, parce qu’il fausse les marchés. Il devrait préoccuper chaque nation, parce qu’il met en danger la santé publique et alimente la violence et le crime organisé. Je parle de l’indignation, de l’ignominie, de la traite des personnes, qui doit être qualifiée de son vrai nom -- esclavage moderne. (Applaudissements).

Je n’utilise pas le mot « esclavage » à la légère. Il évoque évidemment l’un des chapitres les plus douloureux de l’histoire de notre nation. Mais tout autour du monde, on ne peut pas nier l’épouvantable réalité. Lorsqu’un homme qui a désespérément besoin de travail se retrouve dans une usine ou sur un bateau de pêche ou dans un champ à travailler, à peiner pour peu ou pas d’argent et qu’il est battu s’il essaie de fuir -- c’est de l’esclavage. Lorsqu’une femme est enfermée dans un atelier d’exploitation ou coincée à la maison en tant que domestique, toute seule et maltraitée et incapable de s’en aller -- c’est de l’esclavage.

Lorsqu’un petit garçon est kidnappé, transformé en enfant soldat, forcé à tuer ou à être tué -- c’est de l’esclavage. Quand une petite fille est vendue par sa famille appauvrie -- des enfants du même âge que mes filles -- qu’elle s’enfuie de chez elle, ou qu’elle est attirée par la fausse promesse d’une vie meilleure pour être emprisonnée dans une maison close et torturée si elle résiste -- c’est de l’esclavage. C’est barbare et c’est malfaisant, et ça n’a pas sa place dans un monde civilisé. (Applaudissements).

En tant que nation, nous rejetons une telle cruauté depuis longtemps. Il y a juste quelques jours, nous avons marqué le 150ème anniversaire d’un document qui est accroché au mur du Bureau ovale – la Proclamation d’émancipation. Avec l’avancée des forces de l’Union, elle a apporté un jour nouveau – que « toute personne tenue en esclavage » serait désormais libres à jamais. Nous avons inscrit cette promesse dans notre Constitution. Nous avons lutté pendant des décennies pour la rendre réelle. Nous avons rejoint d’autres nations, dans la Déclaration universelle des droits de l’homme, afin que « l’esclavage et la traite des esclaves soient interdits sous toutes leurs formes ».

Un mouvement mondial a été déclenché, avec la Loi sur la protection des victimes de la traite -- signée par le Président Clinton et poursuivie par le Président Bush.

Et ici au CGI, vous vous êtes engagés de manière impressionnante dans cette lutte. Nous avons surtout l’honneur d’avoir parmi nous aujourd’hui des défenseurs qui dévouent leurs vies -- et, par moments, mettent leur vie en péril -- pour libérer les victimes et les aider à se rétablir. Des hommes et femmes de foi, qui, comme les grands abolitionnistes avant eux, effectuent véritablement l’œuvre du Seigneur – les évangéliques, l’Église catholique, l’International Justice Mission et World Relief, même des assemblées individuelles, comme l’Église Passion City à Atlanta, et tant de jeunes personnes de foi qui ont décidé que leur conscience les poussait à agir face à l’injustice. Des groupes comme ceux-ci répondent à l’appel de la Bible -- « chercher la justice » et « sauver les opprimés ». Certains d’entre eux se trouvent parmi nous aujourd’hui, et nous sommes reconnaissants pour votre leadership.

En tant que Président, j’ai clairement dit que les États-Unis continueront d’être un dirigeant dans ce mouvement mondial. Nous avons une stratégie d’ensemble. Nous mettons les pleins feux sur les coins sombres où ils persistent. Sous la direction d’Hillary, nous sommes plus actifs que jamais -- avec notre rapport annuel sur la traite, avec de nouveaux efforts de portée étendue et de nouveaux partenariats -- pour motiver les pays à s'acquitter de leurs responsabilités et de les dénoncer lorsqu’ils ne le font pas.

J’ai récemment renouvelé les sanctions contre certains des pires contrevenants, dont la Corée du Nord et l'Erythrée. Nous travaillons en partenariat avec des groupes qui aident les femmes et les enfants à s’échapper de l'emprise des gens qui les maltraitent. Nous aidons d’autres pays à multiplier leurs propres efforts. Et nous voyons des résultats. Il y a davantage de nations qui ont adopté des lois contre la traite et davantage de nations qui les font respecter.

La semaine dernière, j'ai été fier d'accueillir dans le Bureau ovale, non seulement un grand défenseur de la démocratie, mais un ardent défenseur contre le recours au travail forcé et les enfants soldats -- Aung San Suu Kyi. (Applaudissements.) Et dans le cadre de notre mission, nous allons encourager la Birmanie à continuer de prendre des mesures pour la réforme -- parce que les nations doivent parler d'une seule voix : Notre peuple et nos enfants ne sont pas à vendre.

Mais malgré tout le progrès que nous avons fait, la triste vérité est que la traite se déroule également ici, aux États-Unis. C’est le travailleur migrant incapable de repayer la dette à son trafiquant. L’homme, attiré ici par la ruse et la promesse d’un emploi, ses papiers d’identité ensuite confisqués, et forcé à travailler des heures interminables dans une cuisine. L’adolescente, battue, forcée à faire le trottoir. Cela ne devrait pas se produire aux États-Unis d’Amérique.

En tant que Président, j’ai ordonné à mon administration de multiplier nos efforts -- et nous l’avons fait. Pour la première fois, sous la direction d’Hillary, notre rapport annuel sur la traite comprend maintenant les États-Unis, car nous ne pouvons pas charger les autres nations de faire quelque chose que nous-mêmes ne faisons pas. (Applaudissements). Nous avons élargi notre équipe de travail inter-agence pour inclure davantage de partenaires fédéraux, y compris le FBI. La communauté du renseignement consacre davantage de ressources à l’identification des réseaux de traite. Nous avons renforcé les protections afin que les travailleurs nés à l’étranger connaissent leurs droits.

Et surtout, nous poursuivons les trafiquants. De nouvelles équipes de lutte contre la traite démantèlent leurs réseaux. L’année dernière, nous avons inculpé de traite des personnes un nombre sans précédent de ces prédateurs. Nous les mettons à leur place – derrière les barreaux. (Applaudissements).

Mais avec plus de 20 millions de victimes de la traite des personnes autour du monde -- pensez-y, plus de 20 millions -- ils ont encore beaucoup de travail à faire. Et c’est pourquoi, il y a quelques mois, j’ai donné des instructions à mon administration pour augmenter nos efforts. Et aujourd’hui, je peux annoncer une série de mesures supplémentaires que nous allons prendre.

Premièrement, nous allons en faire davantage pour repérer la traite et y mettre fin. Nous allons préparer une nouvelle évaluation de la traite des personnes aux États-Unis pour mieux comprendre l’étendue et l’ampleur du problème. Nous allons renforcer la formation, pour que les enquêteurs et les forces de maintien de l’ordre soient mieux équipés pour agir -- et traiter les victimes comme des victimes, non pas comme des criminels. (Applaudissements). Nous allons travailler avec Amtrak, et les inspecteurs de bus et de camions, pour qu’ils soient sur le qui-vive. Nous allons aider les enseignants et les éducateurs à repérer les signes également, et à mieux servir ceux qui sont vulnérables, surtout nos jeunes gens.

Deuxièmement, nous allons renverser la situation pour les trafiquants. De même qu’ils se servent maintenant de la technologie et de l’Internet pour exploiter leurs victimes, nous allons exploiter la technologie pour les arrêter. Nous encourageons les entreprises de technologie et les défenseurs et les forces de maintien de l’ordre -- et nous lançons aussi ce défi aux étudiants des universités -- à développer des outils que nos jeunes peuvent utiliser pour rester en ligne et sur leurs smartphones en toute sécurité.

Troisièmement, nous allons en faire encore davantage pour aider les victimes à se rétablir et à reconstruire leurs vies. Nous allons élaborer un plan d’action pour améliorer la coordination sur l’ensemble du gouvernement fédéral. Nous augmentons l’accès aux services pour aider les survivants à devenir autonomes. Nous œuvrons à simplifier les procédures de visas pour les visas « T » de sorte que les victimes innocentes d’autres pays puissent rester ici tandis qu’elles nous aident à traduire en justice leurs trafiquants.

Cette année, mon Bureau des partenariats confessionnels et des quartiers concentrera son travail sur la lutte contre le trafic des personnes. (Applaudissements) Ils effectuent un excellent travail. Et je suis également fier d’annoncer un nouveau partenariat avec Humanity United, qui est leader dans la lutte contre le trafic des personnes – des subventions de plusieurs millions de dollars au bénéfice des communautés locales pour qu’elles trouvent de nouvelles façons de prendre en charge les victimes du trafic. Et je veux remercier l’Université Johns Hopkins, qui va axer son travail sur une meilleure prise en charge des jeunes victimes (Applaudissements).

Et enfin, le gouvernement des États-Unis, l’un des plus importants acheteurs de biens et de services au monde, va mener par l’exemple. Nous avons déjà pris des mesures afin d’assurer que nos entrepreneurs ne pratiquent pas le travail forcé. Et aujourd’hui, nous allons aller plus loin. J’ai signé un nouvel ordre exécutif qui lève la barre. Il décrit en détail les interdictions. Il fait davantage pour protéger les travailleurs. Il assure une plus grande conformité. En bref, nous affirmons que l’argent des contribuables américains ne doit jamais, jamais être utilisé pour soutenir le trafic d’êtres humains. Nous aurons une tolérance zéro. Nous ne parlons pas dans le vide. Nous veillerons à le faire respecter (Applaudissements).

Bien entendu, aucun gouvernement, aucune nation, ne peut relever ce défi seul. Tout le monde est responsable. Chaque nation peut s’engager. Des lois modernes contre le trafic doivent être votées et appliquées, et les systèmes judiciaires doivent être renforcés. On doit prendre en charge les victimes. Ici, aux États-Unis, le Congrès doit renouveler la loi de Protection des victimes du trafic des personnes. Peu importe que vous soyez conservateur ou libéral, démocrate ou républicain. Nous devons tous être d’accord sur la question. Nous devons le faire.

Et de manière plus large, en tant que nations, ré-engageons-nous à traiter des forces sous-jacentes qui poussent en tout premier lieu tant de personnes dans les bras de la servitude. Avec un développement et une croissance économique qui créent des emplois légitimes, la probabilité d’un asservissement dans le monde entier diminue. Un sens de la Justice qui dit qu’aucun enfant ne doit être exploité, voilà qui doit être instillé dans les cultures de chaque pays. Un engagement vers l’égalité – comme dans le Partenariat des avenirs égaux que nous avons lancé hier, avec d’autres nations, afin que les sociétés autonomisent nos sœurs et nos filles autant que le sont nos frères et nos fils. (Applaudissements)

Et chaque entreprise peut entrer en action. Tous les chefs d’entreprise ici présents et nos entreprises internationales portent la responsabilité de s’assurer que leurs chaînes d’approvisionnement, dans les coins les plus reculés du monde, n’utilisent pas le travail forcé (Applaudissements). La bonne nouvelle, c’est que de plus en plus d’entreprises établissent d’elles-mêmes des normes de travail plus strictes, Et aujourd’hui, je veux saluer ces nouveaux engagements qui sont pris. Cela comprend la Coalition commerciale mondiale contre le trafic des personnes – des entreprises qui envoient un message : le trafic des personnes n’est pas un modèle économique, c’est un crime et nous allons l’arrêter. Nous sommes fiers d’eux. (Applaudissements)

Tous les groupes confessionnels peuvent également s’engager, en éduquant leurs congrégations, en rejoignant des coalitions liées par un amour de Dieu et un intérêt pour ceux qui sont oppressés. Comme ce bon Samaritain sur la route de Jéricho, nous ne pouvons pas simplement passer, indifférents. Nous devons être touchés par la compassion. Nous devons panser les blessures. Rassemblons-nous autour d’une simple vérité – que nous sommes les gardiens de notre frère et nous sommes les gardiens de notre sœur.

Et pour terminer, chaque citoyen peut s’engager : en apprenant davantage ; en allant sur le site web que nous avons aidé à créer – SlaveryFootprint.org – ; en parlant haut et fort et en insistant sur le fait que les vêtements que nous portons, la nourriture que nous mangeons, les produits que nous achetons ne proviennent pas du travail forcé ; en s’élevant contre la dégradation et les abus faits aux femmes.

Voilà comment le vrai changement arrive – du bas vers le haut. Et si vous en doutez, demandez à Marie Godet Niyonyota, qui est congolaise. Pensez à l’histoire de Marie. Kidnappée par des rebelles, mise en esclavage. Elle a été abusée, physiquement et sexuellement. Elle est tombée enceinte cinq fois lors de sa captivité. Ces enfants ont été tués, tous les cinq, au cours d’une épouvantable bataille. Elle a survécu par miracle et s’est échappée. Avec des soins et un soutien, elle a commencé à guérir. Et elle a appris à lire, à écrire, à coudre et aujourd’hui, Marie est de retour chez elle pour travailler pour un nouvel avenir.

Ou demandez à Ima Matul. Elle a grandi en Indonésie. À 17 ans, elle a eu l’opportunité d’aller travailler comme bonne d’enfants aux États-Unis. Mais à son arrivée, le rêve tourne au cauchemar. Faire la cuisine, faire le ménage – 18 heures par jour, sept jours sur sept . Une raclée a été si terrible qu’elle s’est retrouvée à l’hôpital aux urgences. Et finalement, elle s’est échappée. Et avec l’aide d’un groupe qui s’est occupé d’elle, elle a trouvé un emploi stable. Elle s’est faite la porte-parole de cette cause – elle a même témoigné devant le Congrès.

Ou demandez à Sheila White, qui a grandi dans le Bronx. Elle s’est enfuie d’un foyer où elle était maltraitée, est tombée amoureuse d’un type qui lui a dit qu’il la protègerait. Au lieu de cela, il l’a vendue – elle avait juste 15 ans ; 15 ans – à des hommes qui l’ont violée et battue puis brûlée avec un fer à repasser. Et enfin, après des années – avec l’aide d’une organisation à but non lucratif dirigée par d’autres survivants – elle a trouvé le courage de s’en sortir et de bénéficier des services dont elle avait besoin. Sheila a passé son diplôme de fin d’études. Aujourd’hui, c’est une porte-parole, puissante et féroce, qui a aidé au passage de la nouvelle loi contre le trafic des personnes, ici même, à New York. (Applaudissements)

Ces femmes ont enduré des horreurs indicibles. Mais leur volonté de fer, leur courage, leur résilience nous rappellent que ce cycle peut être brisé. Les victimes peuvent devenir non seulement des survivants mais aussi des leaders, des porte-paroles et amener le changement.

Et je viens juste de rencontrer Ima et Sheila, ainsi que plusieurs autres porte-paroles et je dois vous dire qu’elles sont une inspiration incroyable. Elles sont ici – elles ont choisi de raconter leur histoire. Je veux qu’elles se lèvent et qu’elles soient reconnues parce qu’elles sont une inspiration pour nous tous. S’il vous plaît – Sheila, Ima. (Applaudissements)

À Ima et Sheila, à chacun d’entre vous – dans les heures les plus sombres de vos vies, vous vous êtes sans doute sentis complètement seuls, comme si tout le monde se désintéressait de vous. Et la chose la plus importante pour nous, que nous devons comprendre, c’est qu’il y existe des millions de personnes dans le monde qui se sentent exactement ainsi en ce moment même.

En ce moment, un homme à bord d’un navire jette un filet avec des mains ensanglantées, il sait qu’il mérite une vie meilleure, une vie de dignité, mais il ignore si qui que ce soit y prête attention. En ce moment, une femme, penchée au-dessus d’une machine à coudre, jette des coups d’œil derrière les barreaux de sa fenêtre, et sait que, si un jour elle en a l’occasion, elle vendra ses propres marchandises, mais elle ne pense pas que qui que ce soit y prête attention. En ce moment, un jeune garçon, dans une manufacture de briques, couvert de poussière, tire sa lourde charge sous un soleil de plomb, et pense que s’il pouvait aller à l’école, il pourrait avoir un avenir différent, mais il ne pense pas que qui que ce soit y prête attention. En ce moment, une jeune fille, enfermée quelque part dans une maison close, pleure pour s’endormir à nouveau et ose peut-être penser qu’un jour, elle sera traitée non pas comme un objet mais comme un être humain.

Alors notre message, aujourd’hui, est le suivant – à tous ces millions de personnes dans le monde – nous vous voyons. Nous vous entendons. Nous insistons sur votre dignité. Et nous partageons votre croyance, que si on vous donnait juste la chance, vous vous forgerez une vie égale à vos talents, la vie de vos rêves. (Applaudissements)

Notre combat contre le trafic des personnes est l’une des grandes causes de notre époque et les États-Unis continueront d’être à la tête – en partenariat avec vous. Le changement que nous cherchons ne sera pas facile, mais nous pouvons tirer une certaine force des mouvements du passé. Car nous savons que chaque vie sauvée – dans les mots de la grande Proclamation – est « un acte de justice », qui « vaut le jugement considéré de l’humanité et la faveur gracieuse de Dieu Tout-Puissant. »

Voilà ce en quoi nous croyons. Voilà ce pour quoi nous nous battons. Et je suis fier de ce partenariat avec CGI pour y parvenir.

Merci beaucoup, tout le monde. Dieu vous bénisse. Dieu bénisse les États-Unis. (Applaudissements).

FIN 12h57 EDT