Maison-Blanche
Bureau du secrétaire de presse
Le 21 juillet 2012
Fiche documentaire : La pandémie du sida
« Il s'agit d'une lutte mondiale, et que les États-Unis doivent continuer de mener. En observant l'histoire du VIH/sida, on s'aperçoit qu'aucun autre pays n'a fait plus que le nôtre, et c'est un témoignage de notre leadership en tant que nation. Mais nous ne saurions nous reposer sur nos lauriers. »
- Le président Obama, discours du 1erécembre 2011
Alors que la 19ème conférence internationale sur le sida se tient aux États-Unis pour la première fois depuis 1990 grâce aux mesures bipartites des présidents Obama et Bush et du Congrès pour abroger l’interdiction faite aux personnes séropositives d’entrer dans le pays, nous sommes à un tournant dans la lutte contre le sida. En tant que premier donateur mondial, nous voyons une génération libre du sida se profiler à l’horizon. Comme l’a déclaré le Président Obama lors de la journée mondiale du sida, nous allons gagner ce combat.
Le gouvernement Obama prend des mesures pour inverser le cours du VHI/sida en renforçant les investissements scientifiques qui ont révolutionné la prévention de la maladie et la prise en charge des personnes vivant avec le VIH. Nous nous focalisons sur les résultats afin de sauver autant de vies que possible. Nous renforçons le Plan présidentiel d’aide d’urgence à la lutte contre le sida (PEPFAR) et le Fonds mondial afin d’accroître leur impact et leur durabilité.
Créer une génération sans sida
Sous le gouvernement Obama, le PEPFAR a connu des succès sans précédents en s’appuyant sur les assises solides posées par le gouvernement Bush. Aujourd’hui, il permet de traiter près de quatre millions et demi d’individus et nous sommes en passe d’atteindre l’objectif fixé par le président Obama lors de la Journée mondiale du sida, d’offrir un traitement à six millions de personnes d’ici à la fin de 2013. Rien qu’en 2011, plus de 40 millions de personnes ont été testées pour le VIH et reçu des conseils en matière de traitement, dont 9,8 millions de femmes enceintes, soit une augmentation de 88 % depuis 2008.
Pour créer une génération sans sida, le Président a souligné la nécessité d’une responsabilité partagée « entre tous les pays partenaires, les nations donatrices et les organisations multilatérales. Les États-Unis sont le contributeur le plus important au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, où nos contributions ont un effet de levier sur celles des autres bailleurs de fonds, démultipliant ainsi l’impact qu’auraient les seuls dollars. Nous avons mené un combat de tous les instants pour garantir que les ressources du Fonds sont utilisées de manière efficace et effective. Le PEPFAR et le Fonds sont fortement interdépendants - et pris ensemble, ils ont aidé plus de 70 % des personnes recevant un traitement partout dans le monde en 2011. C’est là la raison de l’engagement historique du président Obama, de financer le Fonds à hauteur de 4 milliards de dollars sur trois ans.
Les organisations confessionnelles et la société civile sont des partenaires indispensables des efforts lancés pour créer une génération sans sida. Les partenariats public-privé continueront aussi à jouer un rôle important dans la riposte du PEPFAR en augmentant la réserve de ressources disponibles. La création d’une génération sans sida ne sera possible que grâce à la responsabilité commune de tous les participants au combat.
Le leadership américain à l’œuvre
Alors que nous commençons à voir le début de la fin du sida, nous pensons au chemin parcouru dans la lutte contre cette pandémie. C’est en 1981 que le Centre d’épidémiologie des États-Unis (US Centers for Disease Control and Prevention, CDC) a signalé les premiers cas de sida. Depuis cette première découverte, le gouvernement américain a été à la tête d’une riposte mondiale fondée sur les recherches scientifiques parrainées par les Instituts nationaux de la santé (NIH) et d’autres agences officielles des États-Unis. Une des avancées les plus notables a été l’introduction des traitements antirétroviraux au milieu des années 90, qui ont aidé les personnes infectées par le VIH à gérer leur maladie. Cependant, les pays à faible ou moyen revenu étaient dévastées par la pandémie. En 1999, on estimait à 34 millions le nombre des personnes séropositives, dont plus de 20 millions en Afrique sub-saharienne. Dans certains pays, un adulte sur trois était séropositif.
Il était clair qu’il fallait un leader. En 2001, sous la direction des États-Unis, le Conseil de sécurité des Nations unies a déclaré que l’épidémie du sida constituait un problème sécuritaire. En 2002, le gouvernement américain a versé une contribution fondatrice au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et la paludisme. En 2003, le Président Bush a annoncé la création d’un programme transformateur, le Plan présidentiel d’aide d’urgence à la lutte contre le sida. L’objectif initial du PEPFAR était d’offrir une riposte d’urgence visant à prévenir les nouvelles infections par le VIH, à fournir des traitements antirétroviraux salvateurs, et à offrir des soins et un soutien compréhensifs aux personnes infectées et touchées par la maladie, y compris les orphelins et les enfants vulnérables.
Le PEPFAR a toujours bénéficié d’un appui bipartite. Au long de ses cinq premières années, le Congrès lui a affecté plus de 18 milliards da dollars. À ce jour, plus de 37 milliards de dollars ont été débloqués pour des programmes bilatéraux de lutte contre le VIH/sida. Le PEPFAR se transforme, notamment depuis sa ré-autorisation par le Congrès, et, de riposte d’aide d’urgence qu’il était, il met maintenant l’accent sur la durabilité et la responsabilité, soulignant l’importance de l’appropriation et de la direction par chaque pays de sa riposte à l’épidémie.
Les perspectives d’avenir
Le gouvernement Obama reste fidèle à sa promesse aux personnes vivant avec ou touchées par le VIH partout dans le monde. La prochaine phase du PEPFAR portera sur la transformation des récentes avancées scientifiques en efforts programmatiques visant à sauver plus de vies. S’il nous reste encore beaucoup à faire, en nous fondant sur les réussites et l’impact du PEPFAR, en encourageant l’appropriation nationale et la responsabilité partagée, nous construirons ensemble un monde plus sûr et en meilleure santé.