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Fiche analytique du département d’État sur l’Armée de résistance du Seigneur

26 mars 2012

Département d’État
Bureau de la porte-parole
Le 23 mars 2012

Fiche analytique sur l’Armée de résistance du Seigneur


· L’Armée de résistance du Seigneur (LRA) mène des opérations depuis 1986, ce qui fait d'elle l’un des groupes armés les plus anciens, les plus violents et les persistants d’Afrique. La LRA a été constituée dans le nord de l’Ouganda pour lutter contre le gouvernement ougandais, et y a mené des opérations de 1986 à 2006. Au plus chaud du conflit, près de deux millions de personnes dans le nord de l’Ouganda étaient déplacées.

· N’ayant pas de soutien populaire, la LRA se mit à recruter des combattants par la force pour étoffer ses rangs. Selon une étude financée par l’UNICEF et menée en 2006, au moins 66.000 enfants et jeunes ont été enlevés entre 1986 et 2005. La plupart d’entre eux, indique le rapport, ne furent détenus que pour une courte période de temps avant d’être relâchés ou de s’évader, mais les autres furent forcés de devenir soldats ou esclaves sexuels et de commettre des actes innommables.

· Faisant l’objet de pression croissantes, le chef de la LRA Joseph Kony donna l’ordre à son groupe de se retirer entièrement de l’Ouganda - un retrait qui eut lieu de 2005 à 2006 - pour se diriger à l’ouest vers la région limitrophe avec la République démocratique du Congo (RDC), la République centrafricaine (RCA) et ce qui devint plus tard la République du Soudan du Sud. La LRA continue de mener des opérations à ce jour dans cette zone frontalière.

· Depuis le départ de la LRA, le nord de l’Ouganda s’est considérablement transformé pour le mieux. Plus de 96 % des personnes qui se trouvaient dans des camps de déplacés les ont maintenant quittés pour refaire leur vie. États-Unis ont joué un rôle de chef de file parmi les bailleurs de fonds pour soutenir le processus de redressement mené sous les auspices des Ougandais.

· Depuis 2000, plus de 12.000 anciens combattants de la LRA et individus qu’elle avait enlevés ont quitté ses rangs et ont été réintégrés grâce la Commission d’amnistie ougandaise. Un plus grand nombre d’entre eux se sont échappés et ont rejoint leurs communautés sans passer par les centres d’accueil.

· De 2006 à 2008, des représentants du gouvernement de l’Ouganda et de la LRA prirent part à des négociations à Juba, au Sud Soudan, avec la médiation de responsables du Soudan méridional. Le département d’État envoya un haut responsable pour appuyer ces tractations. Les négociateurs mirent au point un accord de paix, mais Joseph Kony refusa à multiples reprises de le signer. Au cours de 2008, la LRA accrut le nombre de ses attaques et de ses rapts en RDC et en RCA. Vers la fin de la même année, les responsables des pays de la région convinrent d’entreprendre des opérations militaires contre la LRA. Depuis, les forces armées ougandaises sont à la poursuite de groupes de combattants de la LRA en coordination avec les forces nationales des autres pays de la région.

· Suite aux pressions militaires et aux défections, on estime que le nombre des combattants principaux de la LRA ne se monte plus qu’à 150 ou 200 hommes, en plus d’un nombre indéterminé d’individus enlevés, de femmes et d’enfants. La LRA demeure néanmoins en position de jeter une ombre sur la région du fait de sa brutalité et de la crainte qu’elle sème parmi les populations locales. Selon les Nations unies, 278 attaques attribuées à la LRA ont été signalées en 2011. L’ONU estime que plus de 465.000 personnes en RCA, en RDC et au Soudan du Sud ont été déplacées ou étaient réfugiées en 2011 en raison de la menace que constitue la LRA.

· En 2005, la Cour pénale internationale a lancé des mandats d’arrêt contre le chef principal de la LRA Joseph Kony et quatre de ses lieutenants – Vincent Otti, Okot Odhiambo, Dominic Ongwen et Raska Lukwiya – pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. On pense que Vincent Otti et Raska Lukwiya ne sont plus en vie, mais les autres demeurent en liberté.

· Le Conseil de sécurité de l’ONU a condamné à maintes reprises les attaques que continue de perpétrer la LRA et salué les importantes initiatives entreprises par les armées des pays de la région pour contrer la menace de la LRA. Le mandat des opérations de maintien de la paix de l’ONU au Soudan du Sud et en RDC comporte un volet de soutien à la lutte contre la LRA.

· Le 22 novembre 2011, l’Union africaine a officiellement classé la LRA comme groupe terroriste et autorisé une initiative visant à renforcer la coopération régionale dans le but de l’éliminer. Le département d’État inclut la LRA sur sa « Liste d’exclusion des terroristes » depuis 2001 en vertu du décret 13324.

· Au cours de la dernière décennie (de l’année budgétaire 2002 à celle de 2011), les États-Unis ont fourni plus de 560 millions de dollars en aide humanitaire destinés spécifiquement aux populations touchées par la LRA en Ouganda, en RCA, en RDC et au Soudan, en plus de l’aide générale allouée à ces pays et qui peut aussi bénéficier aux personnes affectées par les actes de violence perpétrés de la LRA.

Veuillez cliquer sur le lien suivant : (http://www.state.gov/p/af/rls/fs/2012/183487.htm) pour plus de détails sur l’appui que les États-Unis fournissent actuellement aux efforts régionaux visant à atténuer et éliminer la menace de la LRA.