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Le département d'État : Kordofan et pourparlers entre le Soudan et Soudan du Sud

22 mars 2012

Département d’État
Bureau de la porte-parole
Le 22 mars 2012

Déclaration de Victoria Nuland, porte-parole, sur la violence au Kordofan méridional et sur les négociations entre le Soudan et le Soudan du Sud

Les États-Unis sont extrêmement préoccupés par la menace de l’escalade de la violence entre les Forces armées soudanaises (SAF) et la branche Nord du Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM-N) dans l’État du Kordofan méridional. Tout affrontement ne pourra qu’aggraver la crise humanitaire dans la région et faire davantage de pertes parmi les civils. En outre, le conflit au Kordofan méridional et dans l’État voisin du Nil bleu exacerbe la méfiance entre le Soudan et le Soudan du Sud, et les États-Unis sont profondément inquiets devant le potentiel de la reprise d’un conflit direct entre le Nord et le Sud. Au lieu de risquer la guerre, les deux pays devraient se préparer, de bonne foi, en vue du sommet prévu pour le début avril entre le président Salva Kiir, du Soudan du Sud, et le président Omar el-Béchir, du Soudan.

Les États-Unis demandent instamment au gouvernement du Soudan et au SPLM-N de parvenir à un accord sur la cessation des hostilités. Nous exigeons une fois encore que les SAF mettent fin aux bombardements aériens de zones civiles et qu’elles accordent immédiatement le libre accès de l’aide humanitaire aux civils au Kordofan méridional et au Nil bleu. Nous exigeons en outre que le Soudan du Sud cesse de fournir le moindre appui militaire au SPLM-N et qu’il travaille avec le gouvernement du Soudan pour trouver ensemble des moyens d’apporter la paix dans cette région frontalière. Nous formons l’espoir que le sommet qui s’annonce se concentrera sur cet objectif, en sus des questions telles que celles du pétrole et des nationalités. Nous condamnons fermement toutes les violations du droit international relatif aux droits de l’homme ainsi que du droit humanitaire international au Kordofan méridional et au Nil bleu, et nous exigeons que leurs auteurs soient tenus responsables de leurs actes.

La reprise des combats au Nord-Darfour entre les Forces armées soudanaises, les groupes de rebelles et les forces paramilitaires aggrave la crise dans la région et menace les progrès enregistrés depuis la signature du Document de Doha pour la paix au Darfour, en juillet 2011. Nous sommes vivement préoccupés par le déplacement de civils contraints de quitter leurs foyers. Nous exhortons le gouvernement du Soudan, l’Opération hybride de l’Union africaine et des Nations unies au Darfour et la toute nouvelle Autorité régionale du Darfour à s’attaquer à cette question de toute urgence.