Leah Ward Sears cumule les premières au cours de sa carrière, notamment première femme (et benjamine) à siéger à la cour suprême de Géorgie, première femme à remporter une élection à l’échelle de l’État en Géorgie, première Noire nommée présidente d’une cour suprême d’État aux États-Unis.
Dès l’âge de sept ou huit ans, avoue-t-elle, elle avait décidé d’être avocate : « Je voulais exercer un métier qui me donne le pouvoir de changer les choses, de faire régner la justice dans le monde. »
Leah Ward Sears attribue à ses parents, pilote à l’U.S. Air Force et professeur, ses débuts sur la voie de la réussite. « Ils m’ont appris à avancer, à prendre ma place dans un monde d’hommes et à ne pas me plaindre », a-t-elle déclaré lors d’une interview accordée au magazine Georgia Super Lawyers.
« Être la première a toujours été un peu difficile, confiait-elle. Il a fallu lutter pour se faire accepter. Je n’ai pas réussi à force d’animosité mais de dur labeur. »
Après dix-sept années à la cour suprême de Géorgie, en quête de nouveaux défis, Leah Ward Sears décide en 2009 de changer d’emploi. Elle commence à enseigner le droit et entre comme associée dans un cabinet d’avocats national. Elle y dirige l’équipe chargée des affaires en appel et aide ses confrères à étudier les dossiers en adoptant le point de vue du magistrat. « Je jubile dès que je pose le pied au prétoire », avoue-t-elle.
Leah Sears déclare suivre le conseil de son mari : se remettre perpétuellement en question. « C’est excitant de changer de cap, quand on en a le courage, assure-t-elle. Je ne crois pas que ce soit un véritable objectif pour tout le monde. Pour moi, si. Du moment que le navire ne sombre pas... »
La grande première est peut-être encore à venir. Par deux fois déjà, Leah Sears s’est retrouvée en bonne position sur la liste de Barack Obama pour les nominations à la Cour suprême des États-Unis. Si elle y parvenait, elle serait la première Afro-Américaine à siéger à la plus haute instance judiciaire du pays.
