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Ce survol de l'économie américaine présente les différents facteurs qui font de cette dernière la plus productive et la plus influente au monde. On y trouvera des exposés sur la productivité de la main-d'œuvre, sur les petites et moyennes entreprises, sur les biens et services, sur le rôle de l'État et sur la notion de « destruction créatrice » par laquelle des entreprises naissent, s'épanouissent et disparaissent selon leur réussite ou leur échec dans leur secteur d'activité.
« Quand les États-Unis éternuent, le reste du monde s'enrhume », affirme un proverbe d'économiste.
Selon le Council on Competitiveness, organisme à but non lucratif, entre 1995 et 2005, les États-Unis ont représenté le tiers de l'expansion économique mondiale. Entre 1983 et 2004, l'essor des importations américaines a entraîné à lui seul une hausse de près de 20 % des exportations mondiales.
D'après un rapport du Congressional Research Service, « les pays en développement ont généré une part croissante des exportations américaines : 32,8 % en 1985 contre 47 % en 2006. Et ils ont représenté 34,5 % des importations américaines en 1985 contre 54,7 % [...] en 2006. » Tel un robuste quatre-quatre traversant un terrain accidenté, l'économie américaine a atteint sa vitesse de croisière dans les années 2000, même si elle a heurté de gros obstacles : un krach boursier, des attaques terroristes, les guerres en Irak et en Afghanistan, des scandales liés à la comptabilité des sociétés, des dégâts considérables causés par les ouragans, de fortes hausses des prix de l'énergie et une chute des valeurs immobilières.
Après une légère récession entre mars et novembre 2001, l'économie américaine a renoué avec la croissance, 2,9 % en moyenne entre 2002 et 2006, tandis que l'inflation, le chômage et les taux d'intérêt demeuraient relativement bas.
D'après divers indices, les États-Unis continuent à avoir l'économie la plus productive, la plus compétitive et la plus influente 3 au monde. Toutefois, de plus en plus, l'économie américaine est elle-même influencée par d'autres économies dynamiques, et elle doit relever des défis à l'intérieur comme à l'étranger.
Mais qu'entend-on exactement par économie américaine ?
La place de l'économie américaine dans le monde
Pour le meilleur comme pour le pire, l'économie américaine se situe parmi les premières du monde dans un grand nombre de domaines :
• Produit intérieur brut (PIB) : numéro 1 mondial, soit 13,13 billions (milliers de milliards) de dollars en 2006. Les États-Unis qui représentent 5 % de la population mondiale (quelque 302 millions d'habitants) sont crédités, selon le mode de calcul effectué, d'entre 20 et 30 % du PIB mondial. Le PIB de la seule Californie - 1,5 billion de dollars en 2006, se situe au 9e rang mondial.
• Importations : numéro 1 mondial, soit quelque 2,2 billions de dollars en 2006, chiffre deux fois supérieur à celui du deuxième importateur mondial, l'Allemagne.
• Exportations de biens : numéro 2 mondial, derrière l'Allemagne, quoique la Chine doive dépasser les États-Unis en 2007. Exportations de services : numéro 1 mondial (422 milliards de dollars en 2006).
• Déficit commercial : numéro 1 mondial, soit 758,5 milliards de dollars in 2006, largement supérieur à celui de tout autre pays.
• Trafic maritime de conteneurs : numéro 2 mondial en 2006, derrière la Chine.
• Dette extérieure : numéro 1 mondial, soit plus de 10 billions de dollars à la mi-2006.
• Pays de destination d'investissements étrangers : numéro 1 mondial, représentant plus de 1,5 billion de dollars en 2006.
• Pays de destination des investissements étrangers directs : numéro 1 mondial pour le commerce et l'immobilier, soit environ 177,3 milliards de dollars en 2006. Première destination mondiale pour les investissements extérieurs directs par les 100 principales sociétés multinationales du monde, notamment des sociétés de pays en développement.
• Réserves en 2005 : numéro 5 mondial avec 188,3 milliards de dollars, soit 4 % des réserves mondiales, derrière le Japon et la Chine (18 % chacun), Taïwan et la Corée du Sud, et juste devant la Russie. Quinzième mondial pour ce qui est des réserves en devises et en or (environ 69 milliards de dollars à la mi-2006).
• Envois de fonds de particuliers en Amérique latine et aux Antilles : numéro 1 mondial, soit les trois quarts environ des 62 milliards de dollars envoyés en 2006 par des ressortissants de ces régions qui ont migré pour trouver du travail à l'étranger.
• Consommation de pétrole : numéro 1 mondial (20,6 millions de barils par jour en 2006). Importations pétrolières : numéro 1 mondial (plus de 10 millions de barils par jour).
• Rapidité moyenne d'exécution en matière de création d'une entreprise : numéro 3 mondial, après Singapour et la Nouvelle-Zélande.
• Niveau apparent de corruption : numéro 20 mondial (par ordre décroissant de corruption), à égalité avec la Belgique et le Chili, selon l'indice de Transparency International.