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Publications

Avant-propos

29 août 2008
Le parc national de la Cuyahoga

Un cycliste parcourt le parc national de la vallée de la Cuyahoga (Ohio).

Les Américains se sont dotés, au fil du temps, d'un vaste réseau de parcs nationaux faits de montagnes, de déserts, de forêts, de marécages, de steppes et de récifs tropicaux dont ils assurent l'entretien et la conservation.

Tous les citoyens sont, dans un sens, les gardiens de ces sites dans certains desquels les Pères fondateurs conçurent une nouvelle nation et où, dans d'autres, d'antiques civilisations construisirent des cités. Ils sont les protecteurs d'espèces vivantes dont la cime s'élève plus haut que toute autre sur terre et de centaines d'espèces rares dont se parent de sauvages espaces naturels subtropicaux.

C'est le Service des parcs nationaux (NPS) qui administre cet immense ensemble de réserves naturelles, de littoraux, de pistes, de monuments et de champs de bataille qui recouvrent 3,6 % de la superficie des États-Unis. Ces terres et les êtres vivants qui l'occupent reçoivent des égards particuliers qui les préservent de l'inexorable progression du monde moderne, de son asphalte tentaculaire et de ses néons. Les plus de 34 millions d'hectares de parcs nationaux devront rester en leur état naturel en permanence au bénéfice des générations à venir, d'après la loi qui créa ce service en 1916.

Certes, ces domaines et monuments nationaux - près de 400 au total - sont ouverts à tous : ils ont accueilli en 2007 plus de 277 millions de visiteurs, américains ou étrangers, attirés par leurs promesses de détente et de ressourcement. Les Américains y vont en famille, pour s'émerveiller devant la magnificence de leur patrimoine, pour s'imprégner des forces naturelles comme humaines qui le façonnèrent au long des siècles. Ces visites deviennent alors partie intégrante de l'histoire de leur propre famille, qui gardera comme un bien précieux le souvenir commun des jours où elle a pu enrichir sa connaissance des États-Unis et de leur évolution.

Sans doute, leur visite une fois terminée, la plupart des Américains penseront-ils, à l'instar de Franklin Roosevelt, qui fut président de 1933 à 1945, qu'il n'est « rien de plus américain que nos parcs nationaux. Le paysage et la nature y sont natifs. L'idée fondamentale qui a présidé à leur création est également native. C'est l'idée toute simple que le pays appartient au peuple. »

La présente édition d'eJournal USA nous offre de splendides aperçus des parcs nationaux des États-Unis et de l'histoire de leur expansion, en taille comme en mission, au cours des années. La directrice du NPS Mary Bomar et les cinéastes Ken Burns et Dayton Duncan expliquent l'esprit national et l'éthique que ces parcs en sont arrivés à représenter pour les Américains et pour le monde entier. D'autres articles nous apprennent comment les administrateurs de parcs des États-Unis et d'autres pays ont échangé des idées, des techniques et le fruit de leur expérience afin de mieux conserver et entretenir les réserves naturelles, la vie et la culture qui sont les trésors les plus précieux de tout patrimoine national.

La rédaction

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