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Brochures

Les élections aux États-Unis : Les femmes dans la politique

17 octobre 2012
Couverture de la brochure montrant la sénatrice Hillary Clinton lors de sa campagne de 2008

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La place d’une femme

Vers la fin du XVIIIe siècle, les gouvernements occidentaux étaient dirigés par des hommes blancs qui probablement n’auraient pas imaginer qu’une femme puisse briguer un poste électif quelconque, et encore moins la présidence.

Abigail Adams était en avance sur son temps en œuvrant pour l’inclusion des femmes dans l’arène politique. « Je vous pris de ne pas oublier les femmes », écrit-elle à son époux, le leader révolutionnaire John Adams, en mars 1776, lorsqu’il était délégué au Congrès continental. Elle exhorta le Congrès à tenir compte des droits des femmes dans ses travaux pour établir les fondements de l’indépendance des États-Unis.

« Souvenez-vous que tous les hommes seraient des tyrans s’ils le pouvaient, ajouta-t-elle. Si une attention et des soins particuliers ne sont accordés aux droits des dames, nous sommes déterminées à fomenter une rébellion, et nous ne nous sentirions point tenues de respecter des lois dans lesquelles nous n’avons eu ni voix ni représentation. »

Abigail Adams devint Première dame lorsque son mari succéda à George Washington à la présidence des États-Unis en 1797.

Entre la lettre rédigée par Abigail Adams et la campagne présidentielle d’Hillary Rodham Clinton en 2008 - la première campagne viable menée par une femme - des générations d’Américaines ont surmonté les stéréotypes et brisé les barrières pour occuper des postes électifs.

En 1887, Susanna Madora Salt­er fut élue maire d’Argonia, dans le Kansas, devenant la première femme à le devenir aux États-Unis, et ce, quelques semaines seulement après que son État eut accordé aux femmes le droit de vote. Certains hommes l’avaient nommée comme candidate à ce poste en tant que plaisanterie mais celle-ci se retourna contre eux lorsque Mme Salter remporta la victoire.

Les femmes au Congrès des États-Unis

Jeannette Rankin, républicaine du Montana, prit ses fonctions à la Chambre des représentants le 2 avril 1917 en sa qualité de première femme élue au Congrès des États-Unis – avant même que le dix-neuvième Amendement à la Constitution ne donne le droit de vote à toutes les Américaines en 1920.

Mme Rankin maintint toujours que les talents et le savoir-faire des femmes étaient nécessaires pour bâtir des sociétés meilleures. « Les hommes et les femmes sont comme les mains droite et gauche ; il n’y a aucun sens à ne pas employer les deux. »

En 1932, Hattie Caraway, initialement désignée pour occuper le siège de son feu époux, devint la première femme à être élue elle-même au Sénat – représentant l’État d’Arkansas. Surnommée « Hattie la silencieuse » en raison de la rareté de ses allocutions publiques, Mme Caraway prit ses responsabilités au sérieux et se forgea une réputation d’intégrité.

Margaret Chase Smith représenta le Maine d’abord à la Chambre des représentants puis au Sénat et fut la première femme à occuper des sièges aux deux Chambres du Congrès des États-Unis. En 1964, lors de la convention nationale du parti républicain, Mme Smith devint la première femme à être envisagée par son parti comme son porte-étendard et candidate dans la course à la présidence ; elle perdit en faveur de Barry Goldwater.

Les élections aux États-Unis Les femmes dans la politique

Les candidates à l’échelle nationale

Shirley Chisholm, originaire de New York, fut la première Noire à être élue au Congrès des États-Unis. Championne des droits de minorités, elle mena une campagne pour obtenir la nomination du parti démocrate en tant que son porte-étendard dans la course à la présidence en 1972. Mme Chisholm lutta pour se faire prendre au sérieux ; le présentateur d’information Walter Cronkite annonça sa candidature avec un jeu de mots, en disant « a new hat – rather, a bonnet – was tonned in the Democratic presidential race today », à savoir : « un nouveau chapeau – ou plutôt bonnet s’est ajouté aujourd’hui à la course démocrate à la présidence ». Mme Chisholm ne reçu pas la nomination de son parti qui lui préféra George McGovern.

En 1984, Geraldine Ferraro mena campagne pour devenir la candidate du parti démocrate au poste de vice-président. En acceptant sa nomination, la représentante de New York déclara : « En choisissant une femme pour briguer le poste le plus important du pays à l’exception de la présidence, vous envoyez un message puissant à tous les Américains. Il n’y a aucune porte que nous ne puissions ouvrir. Nous n’imposerons aucune limite aux accomplissements. »

Lorsque le président George W. Bush prononça son discours sur l’État de l’Union en janvier 2007, la première femme présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, de San Francisco, était assise derrière lui sur l’estrade. (Les présidents de la Chambre basse sont troisièmes dans l’ordre de succession à la Maison-Blanche après le vice-président.)

M. Bush a qualifié l’accession de Nancy Pelosi à la présidence de la Chambre d’événement « historique pour notre pays. En tant que père de jeunes femmes (…) je pense que cela est important. »

En 2008, Sarah Palin devint la première femme à être désignée par le parti républicain comme son porte-étendard à la vice-présidence.

En juin 2008, la sénatrice de New York et ancienne Première dame Hillary Rodham Clinton mit fin à sa campagne historique pour la présidence des États-Unis. Les 18 millions de votes qu’elle avait engrangés jusqu’à ce juin-là aux primaires ne lui auraient pas suffi pour obtenir la nomination du parti démocrate.

« Réfléchissez à tous les progrès que nous avons déjà accomplis, a dit Mme Clinton à ses partisans. « (…) À partir d’aujourd’hui, il n’y aura plus rien de remarquable dans la victoire d’une femme aux élections primaires des États, rien de remarquable d’avoir une femme dans une course serrée pour devenir notre porte-étendard, rien de remarquable à envisager qu’une femme puisse être présidente des États-Unis. »