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En Bref

L’agriculture maraîchère améliore la qualité de la nutrition et les revenus des femmes en Afrique de l’Ouest

29 mars 2013

Femmes du Niger assises sur des nattes sur le sol (USADF)

Le modèle d’agriculture maraîchère africain a été testé avec grand succès au Niger, en Afrique de l’Ouest.

Le modèle d’agriculture maraîchère africain a été testé avec grand succès au Niger, en Afrique de l’Ouest. Le Groupe de femmes Yobbi fait pousser et vend davantage de laitues, de tomates et d’okra, grâce au soutien de la Fondation des États-Unis pour le développement en Afrique (USADF).

L’USADF, financée par le gouvernement des États-Unis, fournit des subventions pour le développement économique, aux groupes marginalisés dans des zones en conflit ou post-conflit, de l’Afrique subsaharienne. En 2010, le groupe Yobbi a bénéficié de subventions de l’USDAF et d’une assistance technique de l’ICRISAT (Institut international de recherche sur les cultures des zones tropicales semi-arides) afin de tester le modèle d’agriculture maraîchère africain (AMG), sur 25 % de leurs terres arables. Cette aide agricole, combinée à la micro-irrigation, a permis d’effectuer différents types de cultures, et d’améliorer la gestion de la fertilité des sols, afin d’accroître le rendement des récoltes et de cultiver toute l’année. Les femmes du groupe Yobbi ont été les premières à tester le modèle d’agriculture maraîchère au Niger.

Le groupe de femmes du village n’avait jusque là pas accès à l’eau, et la qualité des graines qu’elles cultivaient ne leur permettait pas d’obtenir des récoltes nutritives et de gagner un peu plus d’argent, pour garantir la bonne santé des familles locales. En deux ans, le groupe Yobbi a produit plus de 15 T de fruits et de légumes, soit environ 9 fois plus qu’avec des pratiques traditionnelles.

Le revenu net du groupe est désormais 20 fois plus élevé qu’auparavant. La santé et la qualité de la nutrition des familles du voisinage se sont améliorées et les membres du groupe suscitent l’honneur et le respect dans leur village. Les 85 membres du groupe Yobbi vont étendre leurs cultures sur le reste de leurs deux hectares de terrain. Leur production et leurs revenus devraient encore augmenter.

« Nous ne voulons pas dépendre d’aides, a expliqué la secrétaire du groupe Yobbi, Hadiza Sidikou. Grâce à l’aide de l’USADF, nous sommes indépendantes. Les femmes membres se sentent désormais responsabilisées et dirigeantes de leur propre communauté. Nous avons vraiment une influence sur les gens. Ils viennent nous rendre visite de partout et veulent en savoir plus sur notre jardin. »

L’USADF prévoit d’accorder une subvention au groupe Yobbi, afin de lui permettre de développer le jardinage, comme outil, pour générer plus de revenus. L’USADF et l’ICRISAT prévoient d’instaurer un modèle semblable au Bénin.