Il l'ignore, bien sûr, mais ce furet à pattes noires est l'un des nombreux représentants du monde animal pour qui une loi américaine, dont on vient de fêter le 38e anniversaire, est une bonne affaire.
Promulguée le 28 décembre 1973, la loi sur les espèces menacées d'extinction a en effet établi un cadre juridique qui protège certaines espèces animales et végétales ainsi que leur habitat.
Grâce à cette loi historique, le furet à pattes noires a obtenu un nouveau bail sur la vie, et d'autres espèces avec lui : le condor de Californie, l'alligator américain, l'échinacée pourpre du Tennessee, le dard d'Okaloosa (Etheostoma okaloosae), le pélican brun, la bernache des Aléoutiennes et le faucon pèlerin, par exemple.
Cette loi fait aussi le bonheur des êtres humains. La création, ou la restauration le cas échéant, d'écosystèmes sains entraîne des avantages économiques, en particulier au niveau des activités touristiques et récréatives. Un air salubre, une eau propre et la diminution de l'érosion des sols sont autant d'atouts pour la santé de la population.
L'année 1973 s'est d'ailleurs révélée particulièrement salutaire pour la biodiversité : la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES), l'un des premiers accords internationaux du genre, fut adoptée cette année-là à Washington. Les États-Unis comptaient au nombre des 21 premiers signataires.