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En Bref

Prolonger l'œuvre de Martin Luther King

29 août 2011

Martin Luther King III speaking from behind a podium (State Dept.)

Certains des plus grands noms de l'ère des droits civiques, dont Jesse Jackson, Julian Bond et Amos Brown, se sont rassemblés avec de jeunes militants, les pionniers de leur époque, lors d'un déjeuner organisé en hommage au pasteur Martin Luther King et à son œuvre, occasion pour eux aussi de tourner leurs regards vers l'avenir et la tâche qui reste à accomplir.

« Qu'on ne mette pas notre père sur une étagère, pour l'idolâtrer comme une statue », proclame Martin Luther King III lors d'un rassemblement à la mémoire de dirigeants, passés et présents, du mouvement des droits civiques.

« Qu'on mette plutôt ses idées en pratique. »

Pendant une semaine de festivités qui devaient être ponctuées par la dédicace du monument à la mémoire de Martin Luther King sur la grande esplanade (le « Mall ») de Washington [voir note en fin d'article sur l'ajournement de cette cérémonie], certains des plus grands noms de l'ère des droits civiques, dont Jesse Jackson, Julian Bond et Amos Brown, se sont rassemblés avec de jeunes militants, les pionniers de leur époque, lors d'un déjeuner organisé en hommage au pasteur Martin Luther King et à son œuvre, occasion pour eux aussi de tourner leurs regards vers l'avenir et la tâche qui reste à accomplir.

Martin Luther King III a parlé de son père au sens littéral. D'autres participants ont déclaré être les enfants de Martin Luther King, de façon métaphorique, eux.

Julian Bond, qui organisa des occupations de locaux avec d'autres étudiants pendant l'ère des droits civiques, a gardé la mémoire du célèbre discours du pasteur intitulé « Je fais un rêve », prononcé voilà maintenant 48 ans avant la dédicace du tout nouveau monument et dont il avait été témoin. Il n'a pas oublié non plus les rencontres plus personnelles, du temps où sa famille avait les King pour voisins à Atlanta et du temps aussi où il était l'un des huit étudiants inscrits à l'unique cours que Martin Luther King enseignait au Morehouse College, également à Atlanta.

Jesse Jackson et Amos Brown, militants des droits civiques et ministres du culte baptistes, parlèrent de prolonger l'œuvre de Martin Luther King dans le contexte des droits civiques de notre époque, le premier mettant l'accent sur les droits des opprimés au plan économique, et le second ciblant la discrimination contre les lesbiennes, les homosexuels et les transsexuels.

Des pionniers des droits civiques de la nouvelle génération étaient également présents, tel le ministre de la justice des États-Unis, M. Eric Holder, le premier Afro-Américain à occuper ce poste. Notant les progrès accomplis par les Afro-Américains de son vivant, il a constaté qu'un « bénéficiaire direct de Martin Luther King » se trouvait « à la Maison-Blanche » et qu'un autre avait l'honneur « de diriger le ministère de la justice ».

Janet Murguia, présidente du Conseil national de La Raza, la plus grande association nationale en faveur des droits civiques des Hispaniques aux États-Unis, a évoqué l'œuvre de Martin Luther King sur la communauté des Latinos. « Je suis une enfant de l'espoir du pasteur King ».

NDLR : La cérémonie de dédicace du monument à la mémoire de Martin Luther King, prévue au départ pour le 28 août, a été remise à une date ultérieure qui sera annoncée en septembre ou en octobre.

(Les articles du site «IIP Digital» sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://iipdigital.usembassy.gov/iipdigital-fr/index.html)