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ALT= Vue aérienne d'une manifestation au Caire, place Tahrir (AP Images)
En 2011, des appels à la gouvernance de qualité, à un secteur public transparent et à l'intégrité des entreprises ont retenti à travers le monde arabe et jusqu'en Russie et en Inde. Ils ont dynamisé les organisations internationales et les groupes non gouvernementaux et incité des États, du monde en développement aux pays développés, à prendre des mesures concrètes et des engagements supplémentaires en faveur d'un gouvernement ouvert et de la lutte contre la corruption. Nous passons ci-après en revue les événements marquants de l'année 2011 dans ce domaine.
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ALT= Des manifestants lèvent le poing en signe de protestation (AP Images)
Les protestations contre les pots-de-vin, le népotisme et la kleptocratie, caractéristiques d'un grand nombre de régimes autocratiques en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, ont été l'étincelle qui a provoqué la transformation rapide du Moyen-Orient, marquant une époque dite du « Printemps arabe ». Les mouvements de réforme nés de ces protestations, à l'image de la manifestation ci-contre à Tunis, ont placé une gouvernance de qualité et la lutte contre la corruption au centre des revendications.
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ALT= Des habitants dans une rue inondée de Dhaka, au Bangladesh (AP Images)
Le Rapport mondial sur la corruption (site en anglais contenant des liens vers des documents en français) établi par l'ONG Transparency International, spécialisée dans la lutte contre la corruption, attire l'attention cette année sur les risques liés aux mesures d'atténuation face au changement climatique, en particulier en ce qui concerne les fonds alloués par des gouvernements et institutions multilatérales à l'adoption de ce type de mesures dans les pays les plus affectés. Parmi ces derniers, aucun, y compris le Bangladesh -- dont la capitale, Dhaka, risque de subir davantage d'inondations en raison du dérèglement du climat, comme on le voit sur cette photo -- n'est bien placé au classement des pays qui luttent contre la corruption, ainsi que l'indique l'indice de perception de la corruption de Transparency International.
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ALT= Des gens regardent des bateaux dans le port de Bissau (AP Images)
Le premier Symposium transatlantique sur le démantèlement des réseaux illicites transnationaux à Lisbonne a discuté le dossier de la collaboration interrégionale contre ces réseaux, dont les activités illicites vont du trafic de stupéfiants à la contrebande. À l'ordre du jour figurait la situation en Afrique de l'Ouest -- la photo ci-contre est celle du port de Bissau, en Guinée-Bissau --, aujourd'hui une plaque-tournante du trafic de cocaïne. Ce symposium, tenu en mai, a préconisé l'amélioration de l'échange d'informations/de renseignement et de l'assistance juridique ainsi que l'intensification de la lutte contre un phénomène dont on sait qu'il contribue à la criminalité : la corruption.
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ALT= Une banderole d'accueil pour le président Obama à San Salvador (AP Images)
Le Salvador, qui a accueilli le président Obama en mars comme le montre cette photo, est le premier pays partenaire des États-Unis dans le cadre d'une initiative mise en route en mai par la secrétaire d'État Hillary Rodham Clinton. Cette initiative, qui concerne le financement national du développement, vise à aider les pays partenaires à maîtriser leur développement économique par le biais de l'utilisation plus judicieuse de leurs ressources intérieures, notamment en les amenant à rendre leurs politiques fiscales plus efficaces, à améliorer la transparence budgétaire et à combattre la corruption.
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ALT= Des enfants dans un bidonville de Port Harcourt, au Nigéria (AP Images)
Ces enfants de Port Harcourt, au Nigéria, pourraient voir l'aide au développement leur échapper à cause de la corruption ou de la gabegie. En juin, une coalition internationale de groupes de la société civile a lancé une campagne, baptisée « Make Aid Transparent », qui invite les donateurs à publier des informations plus précises sur les fonds qu'ils versent. La pétition qui l'accompagne explique que la transparence en matière d'aide contribuera « à sauver des vies ainsi qu'à réduire la corruption et le gaspillage ». Cette question était inscrite à l'ordre du jour du Quatrième forum de haut niveau sur l'efficacité de l'aide, qui a eu lieu à Busan (Corée du Sud) du 30 novembre au 2 décembre.
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ALT= Le siège de la Commission européenne (AP Images)
Face à la nécessité de se doter d'une politique de grande envergure pour combattre la corruption parmi ses États membres, la Commission européenne (dont le siège, à Bruxelles, est représenté ci-contre), formulera des mesures nationales et publiera régulièrement un rapport, créant ainsi un précédent pour le suivi des pratiques de corruption dans l'ensemble de l'Union européenne. Le train de mesures, annoncé en juin, aidera les États membres à appliquer les lois et à respecter leurs obligations internationales.
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ALT= Des gens regardent un électeur et une agente électorale à une table (AP Images)
Des militants venus d'Égypte, de Libye et de Tunisie ont observé le déroulement des élections législatives en Pologne. Antérieurement, en juin 2011, ces pays et 29 autres du monde arabe et de l'Organisation de coopération et de développement économiques avaient participé à une conférence à Rabat (Maroc) ayant pour titre « Des engagements contre la corruption à l'action : transparence, participation et prééminence du droit ». Les participants avaient notamment plaidé pour l'intégration du secteur privé et des autres parties prenantes non gouvernementales aux efforts déployés en faveur d'une gouvernance de qualité.
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ALT= Des responsables exhibent une saisie de drogues. (AP Images)
En juillet, la Maison-Blanche a publié sa stratégie de lutte contre la criminalité transnationale organisée, laquelle définit 56 actions prioritaires visant à saper le pouvoir économique des réseaux criminels et à protéger le système financier. Elle propose l'adoption d'une loi qui donnerait aux autorités fédérales américaines le droit d'enquêter sur les réseaux illicites internationaux et de poursuivre leurs membres en justice et elle s'engage à forger un consensus mondial sur le principal objectif de sa stratégie.
Sur cette photo, des policiers thaïlandais exhibent 100 kg d'héroïne qu'ils ont saisis en 2008 grâce à la coopération avec les autorités américaines.
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ALT : Dilma Rousseff et le président Obama assis à une table (AP Images)
En septembre, le président Obama et son homologue brésilienne, Dilma Rousseff, ont lancé le Partenariat pour un gouvernement ouvert, initiative internationale visant à appuyer les démarches nationales axées sur la promotion de la transparence, la lutte contre la corruption, le renforcement de la reddition de comptes et l'autonomisation des citoyens. Les huit gouvernements fondateurs (Afrique du Sud, Brésil, États-Unis, Indonésie, Mexique, Norvège, Philippines et Royaume-Uni) se sont engagés à rehausser l'intégrité dans la fonction publique, à accroître la responsabilisation des entreprises et à assurer la gestion efficace des recettes tirées de l'exploitation des ressources naturelles. Quarante-deux autres pays ont annoncé leur intention de s'associer à ce partenariat.
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ALT= L'emblème de Tyson Foods, devant le siège de cette société (AP Images)
La quatrième Conférence des États parties à la convention de l'ONU contre la corruption (site en anglais contenant des liens vers des documents en français), tenue en octobre à Marrakech (Maroc), a porté sur la prévention de la corruption, la coopération internationale et l'application d'un nouveau mécanisme d'examen d'application de la convention. Lors de cette conférence, des mesures ont été prises en vue de promouvoir, d'une part, les interactions de la société civile avec ce mécanisme et, d'autre part, la coopération afin d'éliminer les obstacles à la récupération des biens subtilisés par des agents publics corrompus. Au nombre des premiers pays dont le bilan a été passé en revue figuraient les États-Unis, qui ont mené une action énergique contre les dessous-de-table des entreprises à l'étranger, notamment contre la société Tyson Foods.
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ALT= Des militants déguisés en clowns et en policiers (AP Images)
Des militants protestent contre les paradis fiscaux lors du sommet tenu à Cannes (France) en novembre et au cours duquel les dirigeants des 20 grandes économies (G20) se sont félicités des « progrès notables » qu'ils ont réalisés dans la voie de l'application de leur programme anti-corruption arrêté un an plus tôt. Ils se sont engagés à continuer sur leur lancée et à s'attaquer à la question des flux financiers illégaux. En outre, ils sont convenus de signer une convention multilatérale concernant le partage d'informations fiscales au sein du G20 et la répression des paradis fiscaux, qui continuent d'entraver la transparence.
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ALT= Une pile de CD et de DVD piratés et de lunettes de soleil de contrefaçon sont en train d'être détruits. (AP Images)
La question des marchandises de contrefaçon, dont des spécimens sur cette photo sont détruits par des policiers des Philippines, était inscrite à l'ordre du jour d'un groupe de travail du Forum de coopération économique Asie-Pacifique (APEC) lorsque ce dernier s'est réuni à Honolulu (Hawaï) en novembre. Les représentants de l'APEC ont fait de la gouvernance transparente, des pratiques commerciales éthiques et de la lutte contre la corruption les principes directeurs de leur programme. Ils se sont ralliés au concept de la lutte contre les pots-de-vin par le biais de partenariats public-privé et à celui de l'élimination du commerce illicite par le biais de l'accroissement de l'intégrité de la chaîne d'approvisionnement.