DCSIMG
Skip Global Navigation to Main Content
Articles

Gestion de l'eau au Burkina Faso : en progrès, avec l'aide des États-Unis

23 août 2013
Une femme, une houe sur l'épaule, qui sourit dans un champ. (MCC)

Comme des millions de jeunes cultivatrices au Burkina Faso, Awa Kindo doit pouvoir compter sur un accès stable à l'eau pour gagner sa vie.

Washington — L'eau n'est pas qu’une ressource essentielle à la vie - c'est la vie, a déclaré le maire adjoint de Banfora, au Burkina Faso, lors d'une cérémonie récemment organisée à l'occasion de l'inauguration d'un comité de bassin.

Les comités de bassin constituent une partie essentielle du Plan d'action pour la gestion intégrée des ressources en eau (PAGIRE) du Burkina Faso, lequel prévoit notamment la fourniture d'un soutien technique aux institutions locales et régionales de gestion de l'eau pour une utilisation durable et équitable des ressources hydriques du pays, au demeurant limitées.

La MCA-Burkina Faso, l'organisation responsable de la mise en œuvre de l’accord (compact) conclu entre ce pays et la Millennium Challenge Corporation (MCC), a récemment organisé des cérémonies à Dédougou et à Banfora afin de célébrer l'inauguration de comités de bassin pour le Mouhoun et la Comoé, deux de cinq plus grands bassins hydrographiques du pays. Grâce au soutien de la MCC, les organisateurs ont pu proposer une exposition de cartes et photos illustrant les ressources en eau de ces régions et l’utilisation qui en est faite.

Les réformes entreprises favorisent une participation plus large du public et la prise de décisions par consensus en ce qui concerne les questions relatives aux conflits liés à l'eau et à sa gestion au niveau local, a déclaré la MCC, qui apporte son soutien au PAGIRE par le biais de son accord quinquennal de 481 millions de dollars.

En l’absence de l'amélioration des mécanismes de contrôle de l'eau, les habitants restent à la merci des inondations, des sécheresses et des fluctuations considérables des prix des matières premières tout au long de l'année. Ils doivent aussi faire face à des pressions croissantes dues à la migration, à la surpopulation régionale, à la dégradation de l’environnement et aux conflits liés à l’utilisation de l’eau, a expliqué la MCC.

Les comités de bassin comprennent des fonctionnaires des administrations locales, des pouvoirs publics, des experts techniques et des usagers de l'eau, qui s’emploient ensemble à surveiller la qualité de l'eau, son utilisation - en particulier dans la production agricole – et les conséquences qui en découlent sur les habitants et l'environnement. Les comités se servent de ces informations lorsqu’ils planifient l'utilisation de cette ressource dans un souci d’équité afin de réduire les conflits et de maximiser la productivité.

Les comités joueront le rôle de conseils d'administration des agences gouvernementales de l'eau nouvellement créées, au niveau des bassins. Ces agences sont elles-mêmes composées d'experts techniques chargés de mettre en œuvre les recommandations des comités, d’effectuer des études et de percevoir les redevances versées par les usagers. Ces comités fourniront également un forum dans lequel les parties prenantes pourront partager des informations et exprimer leurs préoccupations au sujet de la gestion de l'eau dans leur bassin.

Avec une meilleure gestion de l'eau, a noté la MCC, les bénéficiaires de l’accord pourront atténuer les effets des phénomènes météorologiques, voir la productivité agricole s’améliorer et profiter d’une plus grande stabilité des prix tout en assurant la protection des ressources environnementales du Burkina Faso.

La création de comités de bassin fait partie des efforts intégrés de gestion de l'eau plus larges de la MCC au Burkina Faso, lesquels comprennent une réforme institutionnelle de la gestion de l'eau aux niveaux national et régional, la réhabilitation du barrage de Léry et la création d'un périmètre irrigué de 2.240 hectares à Di.