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M. Obama annonce une Initiative de bourses pour les jeunes leaders africains

Par Merle David Kellerhals Jr. | Rédacteur | 02 juillet 2013
Le président Obama salue son auditoire, avec des gens sur l'estrade et deux drapeaux à l'arrière-plan (AP Images)

Le président Obama annonce le programme de bourses de Washington en faveur des jeunes leaders africains.

Washington — Le président Obama a annoncé un nouveau programme qui permettra chaque année à des centaines de jeunes leaders parmi les plus prometteurs d’Afrique de venir dans des universités américaines suivre des formations en gestion publique, en affaires et en leadership civique.

Dans son allocution à l’université de Johannesburg-Soweto le 29 juin, M. Obama a souligné le rôle crucial que les jeunes leaders africains sont appelés à jouer dans l‘avenir du continent. Il a déclaré que la formation universitaire formelle offerte par le programme de bourses, baptisé Washington Fellowship, en faveur des jeunes leaders africains se concentrera sur les compétences nécessaires pour mieux diriger des ministères gouvernementaux, créer et faire croître des entreprises, et servir la communauté.

Dès l’année prochaine, les États-Unis feront venir 500 jeunes Africains pour six semaines de cours dans des universités américaines. À terme, 1.000 jeunes leaders africains par an bénéficieront de ce programme. Les participants sélectionnés auront entre 25 et 35 ans, et devront avoir joué un rôle de leadership au sein d’organismes publics, privés ou civiques. En outre, les participants devront faire preuve d’un engagement significatif à construire et à servir leur communauté, a dit la Maison-Blanche.

M. Obama a fait l’annonce de ce programme devant environ 600 jeunes leaders d’Afrique du Sud, tandis que d'autres participaient en vidéo conférence du Kenya, du Nigeria et de l’Ouganda. M. Obama a dit que l’Afrique possède un bel avenir et a acclamé les jeunes Africains et leur attitude positive (« Yes, we can attitude »).

Selon la Maison-Blanche, la formation dont bénéficieront les boursiers du programme de Washington n’est que le début d’un investissement à long terme de la part des États-Unis auprès des jeunes leaders. « Pour s’assurer que les participants pourront mettre à profit leurs compétences et expériences nouvellement acquises, le gouvernement des États-Unis travaille avec des entreprises, des gouvernements et des institutions afin de donner aux jeunes des occasions réelles de mettre leurs compétences en pratique en Afrique », a déclaré la Maison-Blanche.

En outre, la Maison-Blanche a ajouté que les boursiers du programme de Washington recevront une formation personnalisée dans ces trois secteurs, laquelle mobilisera l’appui des meilleurs professeurs d’université, des programmes avancés et des possibilités au niveau local afin de conférer un aspect pratique à leur formation professionnelle et en leadership.

« La formation universitaire formelle sera complétée par des ateliers, un mentorat et des possibilités de nouer des contacts avec des leaders dans chaque domaine, ainsi que des stages dans tous les États-Unis », a dit la Maison-Blanche.

Le programme de bourses de Washington fait fond sur l’Initiative en faveur des jeunes leaders africains (Young African Leaders Initiative – YALI) la lancée par M. Obama en 2010 pour soutenir le développement du leadership, promouvoir l’entreprenariat et créer des connexions au sein de la prochaine génération de leaders africains ainsi que des liens entre eux et les États-Unis, a déclaré la Maison-Blanche.

Auparavant, M. Obama s’était exprimé aux côtés du président sud-africain Jacob Zuma, lors d’une conférence de presse commune dans l’Union Building à Pretoria, bâtiment abritant les bureaux du gouvernement. C’est ici même que fut intronisé l’ancien président Nelson Mandela qui, en 1994 est devenu le premier président noir du pays après avoir passé 27 ans derrière les barreaux pour son activisme politique.

M. Mandela, âgé de 94 ans, est hospitalisé non loin de ce bâtiment. M. Zuma a déclaré aux journalistes que M. Mandela, qui souffre d’une infection pulmonaire, se trouve dans un état critique mais stable.

M. Obama a exhorté les chefs d’État africains et ceux du monde entier à suivre l’exemple de M. Mandela en plaçant les besoins de leur nation avant les leurs.

« Nous autres chefs d’État n’occupons nos postes que temporairement, et nous ne nous berçons pas d’illusions au point de croire que le sort de notre pays dépend de la longueur de nos mandats », a déclaré M. Obama aux journalistes. M. Obama a passé environ une demi-heure avec la famille de M. Mandela.

« La lutte ici-même contre l’apartheid et pour la liberté, le courage moral de Madiba [M. Mandela], la transition historique de ce pays vers une nation démocratique et libre ont été une source d’inspiration pour moi, une source d’inspiration pour le monde entier », a déclaré M. Obama, qui s’est dit en outre convaincu que l’Afrique du Sud constitue un partenaire essentiel pour les États-Unis et que sa croissance reflète les nouvelles réalités d’une économie mondialisée.

M. Obama a indiqué que presque toutes les exportations de l’Afrique du Sud aux États-Unis – soit approximativement 98% - entrent sur le marché américain en franchise de douane. « J’ai dit au Président Zuma que je souhaite non seulement renouveler mais également améliorer et mettre à jour la Loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (African Growth and Opportunity Act) afin de générer plus d’échanges et plus d’emplois » a ajouté M. Obama.

M. Obama effectue actuellement une tournée d’une semaine en Afrique, qui comprend également des escales au Sénégal et en Tanzanie.

De plus amples informations sur la Young African Leaders Initiative sont disponibles sur le site du département d’État.

Les présidents Obama et Zuma sur une estrade, avec des drapeaux à l'arrière-plan (AP Images)

Le président Obama et son homologue sud-africain, le président Zuma, à droite, descendent de l'estrade apès leur conférence de presse, à Pretoria.