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La force opérationnelle de lutte contre le paludisme en Afrique de l’Ouest se met à l’œuvre

Par Sergent technique Olufemi A. Owolabi | Commandement des États-Unis pour l’Afrique | 24 avril 2013
Un moustique piquant un être humain (DOD – département de la Défense)

Chaque minute, un enfant meurt du paludisme.

Stuttgart, Allemagne – En 2011, lors d’un symposium organisé par le Commandement des États-Unis pour l’Afrique, cinq délégations militaires de pays de l’Afrique de l’Est ont eu l’idée de mettre leurs efforts en commun pour relever ensemble les défis du paludisme. L’idée donna naissance à une force opérationnelle multinationale pour la lutte contre le paludisme en Afrique de l’Est.

Cette idée a incité d’autres pays, plus à l’ouest, à lancer leur propre force opérationnelle de lutte contre le paludisme en Afrique de l’Ouest.

Le 24 avril, des représentants des États-Unis, des experts chargés de programmes de lutte contre le paludisme et des dirigeants de services médicaux de huit pays de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) se réuniront pour partager leurs connaissances, expériences et meilleures pratiques lors d’une réunion de trois jours organisée par la Force opérationnelle de lutte contre le paludisme en Afrique de l’Ouest à Accra, au Ghana.

« Nous sommes enthousiastes à l’idée de ce partenariat avec les huit nations africaines qui prennent part à ce projet », a dit M. David Weiss, Capitaine de l’U.S. Navy (la marine des États-Unis) et chirurgien en chef pour le Commandement des États-Unis pour l’Afrique. « Nous allons partager nos meilleures pratiques pour combattre le paludisme, qui a des effets néfastes sur toutes les forces déployées en Afrique de l’Ouest. C’est une belle occasion pour nous tous, et je pense sincèrement que si nous agissons ensemble, en tant que partenaires, nous serons plus forts. »

La Force opérationnelle de lutte contre le paludisme en Afrique de l’Ouest se réunira en collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé le 25 avril, date à laquelle on marque chaque année la Journée mondiale du paludisme. Des représentants médicaux et militaires du Bénin, du Burkina Faso, du Ghana, du Libéria, du Niger, du Nigeria, du Sénégal et du Togo assisteront à cette rencontre.

La Force opérationnelle est une initiative africaine régionale, soutenue par le Commandement des États-Unis en Afrique. L’objectif est de trouver des solutions pour combattre le paludisme. Les membres du Commandement des États-Unis en Afrique, spécialisés dans le traitement du paludisme, vont travailler de concert avec les Africains pour les aider à trouver des idées et à mettre en place des stratégies pour faciliter le travail de la force opérationnelle.

« La force opérationnelle est leur idée », a déclaré le docteur Refaat Hanna, épidémiologiste au sein du Commandement des États-Unis pour l’Afrique, et spécialiste de la santé publique au bureau du chirurgien en chef. « Le but est de discuter et de partager les résultats concernant les lacunes du programme militaire de lutte contre le paludisme et de mettre à disposition les ressources nécessaires grâce à l’Initiative présidentielle [des États-Unis] de lutte contre le paludisme en Afrique de l’Ouest. »

L’Initiative présidentielle de lutte contre le paludisme en Afrique de l’Ouest (President’s Malaria Initiative in West Africa, PMI) est un programme de 5 ans doté de 1,2 milliard de dollars en ressources supplémentaires du gouvernement des États-Unis consacrées à réduire l’impact du paludisme et à lutter contre la pauvreté en Afrique.

« Le paludisme est la principale cause de décès en Afrique, a dit le docteur Hanna. Quatre-vingt-dix pour cent des cas de paludisme sont diagnostiqués en Afrique subsaharienne. Cela a un impact important sur la santé et la productivité des Africains. C’est la principale cause d’hospitalisations, et la plupart des patients sont des enfants et des femmes enceintes. »

La force opérationnelle va discuter avec les représentants africains des lacunes issues de l’analyse des résultats du programme de lutte contre le paludisme. Les experts venus des États-Unis parleront ensuite avec la force opérationnelle des programmes de vaccination contre le paludisme mis en place par le département de la Défense des États-Unis. Ces discussions mettront en évidence les défis et les enseignements tirés de la protection des troupes américaines contre le paludisme. Il est également question de proposer aux nations participant à ce programme des solutions possibles aux problèmes identifiés.

Il sera également question de discuter de l’augmentation des ressources déjà disponibles en Afrique grâce à l’Initiative présidentielle de lutte contre le paludisme. Ce point sera abordé par les membres de l’USAID, l’Agence des États-Unis pour le développement international, qui travaillent de concert avec le groupe de travail interministériel du gouvernement américain au sein du Commandement des États-Unis pour l’Afrique.

Les pays africains « sont très impliqués dans la lutte contre le paludisme, a dit le docteur Hanna. Le rôle du Commandement des États-Unis pour l’Afrique est de coordonner les actions entre les agences américaines et les partenaires africains. Cette rencontre nous offre l’occasion d’échanger nos connaissances, expériences et meilleures pratiques. Nous essayons d’aider en nous réunissant pour élaborer des protocoles afin de soigner les différents cas. »

« C’est l’occasion pour nous de voir comment les huit pays africains agissent pour lutter contre le paludisme, a dit le Capitaine Weiss. Nous espérons pouvoir apprendre les uns des autres. Il s’agit pour les Africains d’apprendre les uns des autres sur la manière de mettre en place des solutions pour lutter contre cette maladie dévastatrice. »