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La violence est inadmissible, a dit M. Obama à propos des manifestations

Par Stephen Kaufman | Rédacteur | 24 septembre 2012
Le président Obama et la secrétaire d’État Clinton la main sur cœur lors du salut militaire (Images AP)

Le président Obama et la secrétaire d’État Hillary Rodham Clinton rendent hommage aux quatre diplomates tués dans l’attaque de Benghazi lors du retour des corps aux États Unis.

Washington — Le président Obama a déclaré que la vidéo anti-islamique qui a provoqué des manifestations dans plusieurs pays ne reflète pas l’opinion des États‑Unis sur l’islam, et que la violence ayant accompagné bon nombre de ces protestations est inadmissible.

Dans son allocution prononcée à l’occasion d'une assemblée publique à Miami le 20 septembre, le Président a dit que certains extrémistes avaient profité des manifestations légitimes suscitées par le film pour perpétrer des « actes de violence inexcusables » contre des Occidentaux ou des Américains.

« Bien que nous n’ayons rien à voir avec la vidéo, nous la trouvons injurieuse. Elle n’est pas représentative de l’opinion américaine, du respect dont nous faisons preuve les uns envers les autres lorsqu'il s'agit de croyances religieuses, mais nous ne tolérerons pas la violence », a dit M. Obama.

En dépit des incidents ciblant les Américains, notamment l’attaque du 11 septembre à Benghazi, en Libye, qui a coûté la vie à l’ambassadeur Chris Stevens et à trois autres diplomates américains, le président a affirmé que les États‑Unis devaient rester et resteront engagés au Moyen‑Orient.

« L'erreur serait de ne nous retirer de la région, car les États‑Unis demeurent la nation indispensable. Même les pays qui nous critiquent continuent à demander notre leadership, et c'est vers nous qu'ils se tournent pour assurer la paix et offrir des possibilités », a-t-il souligné.

Il a ajouté qu'au-delà des manifestations actuelles, il existait un « problème plus vaste » concernant la transition de certains pays arabes de la dictature à la démocratie, et qu'« on ne pouvait pas remplacer la tyrannie d’un dictateur par la tyrannie d’une foule ».

M. Obama a déclaré qu’il s'était entretenu avec les présidents de l’Égypte, de la Lybie, de la Tunisie et d’autres pays, et qu'il leur avait indiqué : « Nous souhaitons être votre partenaire, nous travaillerons avec vous, et nous sommes du côté de la démocratie. »

Mais il leur a également dit : « La démocratie ne consiste pas seulement à organiser des élections ; il s'agit aussi de veiller aux droits des minorités, de respecter la liberté d’expression et de traiter les femmes de façon équitable. »