Washington - Le gouvernement Obama a accueilli avec satisfaction la décision de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) de suspendre la Syrie en raison de la violence perpétrée actuellement par le régime de Bachar al-Assad contre le peuple syrien.
La porte-parole du département d’État Victoria Nuland a déclaré le 15 août que la suspension de la Syrie « envoie un message fort » au régime Assad et elle a félicité l’OCI de sa décision et de son engagement en faveur d’une résolution pacifique au conflit qui dure depuis 17 mois.
« L’action prise aujourd’hui souligne l’isolement international accru du régime Assad et le vaste soutien dont bénéficie le peuple syrien dans sa lutte pour un État démocratique qui représente ses aspirations et respecte ses droits humains », a dit Mme Nuland dans un communiqué publié par le département d’État.
Les États-Unis ont dépêché leur Envoyé spécial auprès de l’OCI, Rashad Hussain, au sommet des chefs d’État de l’organisation qui s’est tenu dans la ville sainte de La Mecque.
En marge du sommet, M. Hussain a eu des entretiens bilatéraux avec plusieurs dirigeants pour discuter de la situation en Syrie et d’autres dossiers, selon une note médiatique du département d’État en date du 15 août.
LA RESPONSABLE ONUSIENNE AUX AFFAIRES HUMANITAIRES APPELLE À UNE AIDE ACCRUE POUR LA SYRIE
À Damas, en Syrie, la secrétaire générale adjointe aux affaires humanitaire et coordonatrice des secours d’urgence des Nations unies, Valerie Amos, a averti que 2,5 millions de Syriens ont un besoin urgent d’aide, et elle a exhorté les donateurs internationaux à faire plus pour soutenir les efforts des organisations non gouvernementales sur le terrain.
« Nous pouvons faire davantage dans les zones qui sont suffisamment sûres et où nous avons réussi à établir des partenariats solides avec les ONG et le Croissant rouge arabe syrien », a déclaré le 16 août Valerie Amos, selon le Centre d’actualités de l’ONU.
De nombreuses familles ont été déplacées par la violence et ont trouvé refuge dans des bâtiments publics et des écoles où elles ont un grand besoin de soins de santé, de logements, de nourriture, d’eau et d’assainissement.
Les 2,5 millions de personnes actuellement dans le besoin représentent une hausse considérable par rapport au mois de mars dernier quand Mme Amos avait estimé leur chiffre à 1 million ; elle a souligné que le manque de financement de même que l’insécurité et les restrictions à l’intérieur du pays entravaient les opérations humanitaires en cours.
Le 11 août, la secrétaire d’État Hillary Rodham Clinton a annoncé une contribution supplémentaire des États-Unis de 5,5 millions de dollars pour secourir ceux qui ont fui la violence.
« Avec ces contributions, les États-Unis dépensent actuellement près de 82 millions de dollars en nourriture, soins médicaux d’urgence, couvertures, kits d’hygiène et autre aide humanitaire » pour les réfugiés syriens, a dit Mme Clinton lors d’une conférence de presse à Istanbul.
