Washington – Toute petite, Nada Lakhal a appris à se servir d’un ordinateur pour pouvoir envoyer des courriels à ses parents lors de leurs divers déplacements. Les capacités technologiques de cette jeune Tunisienne aujourd’hui âgée de 16 ans se sont considérablement accrues depuis, grâce à ses activités scolaires et extrascolaires dans les domaines de la robotique, de l’ingénierie, de l’informatique, de la programmation et des mathématiques.
En outre, après un séjour de trois semaines aux États-Unis dans le cadre d’un programme pour adolescentes passionnées par la technologie, Nada Lakhal a acquis des connaissances supplémentaires en technologie appliquée, tout en nouant des amitiés durables avec les autres participantes ainsi qu’avec des étudiants américains.
« Je me rends compte que je me suis déjà fait beaucoup d’amis et que j’ai appris un tas de choses, scientifiques et utiles dans l’existence, dit-elle. C’est, je le sais, une expérience que je ne suis pas près d’oublier. »
Nada Lakhal est l’une des 25 adolescentes de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord venues faire un stage de trois semaines aux États-Unis dans le cadre du programme d’éducation technologique TechGirls du département d'État. Nada et ses camarades ont suivi des cours intensifs à l’Université américaine à Washington, rencontré des chefs d’entreprise et des dirigeants gouvernementaux et découvert la culture américaine à l’occasion d’excursions dans la capitale et de réunions avec de jeunes Américains.
Fanatique de technologie en tous genres, Nada souhaite s’orienter vers une profession où elle aura à se servir de ses connaissances dans ce domaine pour créer de nouveaux dispositifs et services.
« Je veux vraiment rester dans ce domaine, dit-elle. Je veux inventer des choses, produire des choses nouvelles. » Et elle rêve, un jour, d’un prix Nobel.
Outre qu’elles font progresser les connaissances en technologie, note Nada, les inventions peuvent aussi induire des changements sociaux considérables. Elle évoque à ce sujet le rôle qu’a joué Facebook dans la récente révolution tunisienne, preuve évidente de la puissance des médias sociaux.
Par l’entremise de TechGirls, Nada Lakhal a été initiée à la création d’applications informatiques, au langage Java et à d’autres technologies qui élargiront ses connaissances et lui vaudront peut-être un jour ce prix Nobel dont elle rêve. Mais elle a aussi rencontré de nombreuses filles de son âge avec lesquelles elle a noué des liens d’amitié durables.
« Je suis tellement heureuse d’être là et je pense que ce sera une excellente expérience pour toutes les autres filles », déclare-t-elle à propos de sa participation au programme avec des adolescentes du Moyen-Orient, de l’Afrique du Nord et des États-Unis. Et elle ajoute : « J’espère que beaucoup de filles de la prochaine génération pourront y participer aussi et qu’elles en tireront autant de plaisir que nous. »
