Washington - Les États-Unis et leurs partenaires internationaux œuvrent de concert pour contrer l’extrémisme violent et aider les victimes du terrorisme de par le monde, a déclaré la sous-secrétaire d’État Maria Otero.
« Dans le monde entier, des terroristes ont laissé la marque de leurs actes de haine. Ils proclament leurs valeurs avec une indifférence profonde et troublante à l’égard de la vie humaine », a dit Mme Otero le 9 juillet lors de la Conférence de haut niveau sur les victimes du terrorisme, tenue dans le cadre du Forum mondial contre le terrorisme à Madrid, en Espagne.
« Ceux qui sont ici aujourd’hui se tiennent en totale opposition aux terroristes, non seulement en condamnant leurs actes mais en contrant leur indifférence par l’honneur, la dignité et la compassion à l’égard des victimes du terrorisme », a-t-elle affirmé.
Mme Otera, sous-secrétaire d’État pour la sécurité civile, la démocratie et les droits de l’homme, a prononcé ce discours à l’ouverture de la conférence qui a réuni les 9 et 10 juillet, des responsables de gouvernements, des leaders de la société civile et d’autres parties prenantes. Les participants ont élaboré sur la manière dont les pays peuvent mieux soutenir les victimes du terrorisme et coopérer pour contrer les idéologies extrémistes.
La sous-secrétaire d’État a remercié les victimes du terrorisme, venues de loin pour participer à la conférence, pour leur courage et leur persévérance.
« Chacune d’entre vous témoigne du fait que l’esprit humain ne peut pas être facilement brisé, a-t-elle dit. Vous êtes une inspiration pour nous tous, et nous sommes honorés d’œuvrer non seulement en votre nom mais aussi à vos côtés dans cette tâche importante. »
Mme Otero a dit que le groupe chercherait à adopter un plan d’action avant la clôture de la conférence qui réaffirmera son espoir commun qu’aucune victime ne souffrira dans l’isolement et visera à mobiliser des ressources et des compétences supplémentaires afin d’offrir aux victimes la formation qui leur permettra de contrer l’extrémisme violent en partageant le récit de leurs expériences.
« En amplifiant les voix des survivants, en particulier par le biais des médias internationaux, nous avons une occasion particulière de sensibiliser le monde aux souffrances infligées par les terroristes, a souligné Mme Otero. Bien qu’une telle prise de conscience soit teinte de douleur et de souffrance, elle n’en sera que plus puissante pour décourager les individués radicalisés et autonomiser les victimes à se dresser contre l’extrémisme violent. »
La sous-secrétaire d’État a souligné qu’en répondant aux besoins des victimes tout en intégrant leurs voix aux efforts anti-terroristes, les États-Unis souhaitent créer une stratégie globale qui comprend quatre piliers.
En premier lieu, les gouvernements doivent faire le nécessaire pour que les victimes du terrorisme disposent des moyens dont elles ont besoin pour se rétablir.
« Le chemin du rétablissement peut être long mais aussi facilité par l’accès à l’information et aux ressources - allant des soins médicaux à la représentation juridique et aux services psychologiques », a indiqué Mme Otero.
Par ailleurs, a-t-elle ajouté, les victimes doivent avoir la possibilité de participer au processus de reddition de comptes à la suite d’un attentat.
« Elles doivent avoir accès aux procédures judiciaires entamées contre les responsables [d’attentats], et accès aussi à une protection si celle-ci s’avère nécessaire à leur rétablissement. »
Mme Otero a noté que les victimes jouent souvent un rôle important en ce qui concerne traduire les responsables en justice, aussi bien en leur qualité de témoins qu’en demandant que les coupables rendent compte de leurs actes.
« Nous devons faire notre possible pour protéger et promouvoir la participation des victimes dans les efforts de reddition de comptes, tout en respectant les défis psychologiques qu’un tel processus peut présenter », a dit la sous-secrétaire.
En troisième lieu, dit-elle, la communauté internationale doit fournir l’environnement approprié au soutien et au rétablissement des victimes du terrorisme.
« Les victimes doivent avoir la possibilité de rencontrer d’autres survivants et de partager leurs expériences alors que chaque personne avance sur le chemin de son rétablissement personnel », a indiqué Mme Otero. Et elle a appelé les participants à la conférence à travailler pour « promouvoir la compréhension des divers besoins qui sont uniques aux survivants. »
Et en dernier lieu, Mme Otera a instamment prié les gouvernements du monde entier à écouter ce que les victimes ont à dire.
« Les survivants peuvent apporter leur contribution à la lutte mondiale contre le terrorisme, a-t-elle opiné. Nous devons faire entendre leurs voix et leurs récits tout en intégrant leur sagesse à nos efforts antiterroristes. »
Mme Otero a dit que les États-Unis espèrent que ces efforts et d’autres encore « toucheront toutes les victimes du terrorisme sur le chemin du rétablissement et sur la voie commune que nous empruntons pour contrer l’extrémisme violent sous toutes ses formes à travers le monde. »
Le Forum mondial contre le terrorisme, lancé en septembre par la secrétaire d’État Hillary Rodham Clinton, est un organe multilatéral qui compte trente membres fondateurs dont l’objectif est de renforcer la capacité de la communauté internationale à contrer le terrorisme au XXIe siècle.
Mme Otero a dirigé la délégation des États-Unis à la conférence, et devait tenir des entretiens bilatéraux avec de hauts responsables des divers gouvernements sur plusieurs dossiers, notamment la coopération contre le terrorisme, l’aide aux victimes du terrorisme et la lutte contre la traite des personnes.
