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M. Obama se dit confiant dans la capacité de l’Europe à se redresser

Par Stephen Kaufman | Rédacteur | 21 juin 2012
Gros-plan du président Obama (AP Images)

Le président Obama dit que l’Europe est le plus grand partenaire commercial des États-Unis et que « sa prospérité nous tient profondément à cœur ».

Washington – Le président Obama a affirmé être confiant que les pays de la zone euro, actuellement confrontés à une crise monétaire et de la dette qui a ébranlé les marchés mondiaux, prendront « des actions audacieuses et décisives » en faveur d’une plus grande consolidation fiscale », ajoutant que le continent « demeure l’une des régions les plus riches et les plus productives du monde ».

S’exprimant le 19 juin à la clôture du sommet du groupe des Vingt (G20) économies les plus avancées à Los Cabos, au Mexique, M. Obama a dit qu’à la suite des entretiens qu’il a eus avec les dirigeants européens tant au sommet qu’au cours des derniers mois, il est confiant dans leur « ferme attachement » à l’union économique et monétaire européenne.

« Ce sont des économies avancées avec une population extraordinairement productive.Le problème particulier qui se pose à elles, c’est qu’elles ont une monnaie commune, mais sans tout le tralala d’une union fiscale ou monétaire, et elles commencent maintenant à rectifier le tir. Et elles ont simplement besoin du temps et de l’espace nécessaires pour le faire. »

La crise actuelle est le résultat de plusieurs facteurs combinés, dont le manque de discipline budgétaire et en matière de dette publique dans certains pays membres et le fait que dans d’autres, comme en Espagne, « les difficultés ont découlé de la spéculation immobilière et de problèmes dans le secteur privé qui n’avaient rien à voir avec la dette publique », a dit M. Obama.

« Il n’y a aucun doute », a ajouté le Président, que tous les pays européens doivent « reconnaître le besoin de mettre au point des stratégies pour la croissance à l’intérieur de l’Europe qui soient compatibles avec des plans de consolidation budgétaire », et il a noté que les leaders européens « comprennent les enjeux » et « l’importance qu’il y a de prendre des mesures audacieuses et décisives ».

« Je suis confiant qu’ils seront à la hauteur de ces épreuves », a noté le président Obama en exhortant les dirigeants de l’Europe à « venir à bout de tous les aspects politiques » afin d’envoyer un message ferme aux marchés mondiaux qui sont « impatients » et ont « une aversion au risque ».

L’Europe, a encore souligné le président, a les ressources nécessaires pour résoudre sa crise et a surtout besoin « d’avoir une idée des détails et de la voie à suivre » pour aboutir à une solution, ce qui contribuera à « forger la confiance » des investisseurs internationaux.

« Ce que je les ai encouragés à faire, a poursuivi le président, c’est de fixer le cadre des mesures qu’ils sont prêts à prendre pour réaliser l’intégration européenne et résoudre les pressions financières qui pèsent sur les pays souverains. Même s’ils ne réussissent pas à accomplir tout cela d’un seul coup, je pense que les gens auront une idée de l’objectif vers lequel ils se dirigent, ce qui peut contribuer à accroître la confiance et à faire baisser la fièvre. »

Ni les États-Unis ni le G20 ne peuvent résoudre les problèmes actuels de l’Europe, a ajouté M. Obama, mais l’Europe étant le plus grand partenaire commercial des États-Unis, « sa prospérité nous tient profondément à cœur ».