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Le développement en Afrique bénéficie d’un soutien bipartite, disent des sénateurs américains

Par Charlene Porter | Rédactrice | 18 juin 2012
Chris Coons à la tribune avec d'autres conférenciers sur l'estrade (State Dept. / Jane Chun)

Le sénateur Chris Coons, à la tribune, s’exprime lors d’une session du forum de l’AGOA tenu au département d’État. Le sénateur Johnny Isakson est assis tout à fait à droite.

Washington – Dans les deux Chambres du Congrès des États-Unis, on peut trouver un appui ferme aux bonnes relations entre les États-Unis et l’Afrique et au développement économique durable sur le continent, ont déclaré deux sénateurs le 13 juin au 11e Forum États-Unis-Afrique subsaharienne de coopération économique et commerciale (Forum de l’AGOA).

Les deux législateurs, le sénateur démocrate du Delaware Christopher A. Coons, qui préside la sous-commission sur l’Afrique (du ressort de la commission sénatoriale des relations extérieures), et le sénateur républicain de l’Alabama Johnny Isakson, le membre le plus haut placé de son parti à la même sous-commission, ont apporté ce message aux ministres africains, aux représentants de la société civile, aux femmes créatrices d’entreprises et aux personnalités des milieux d’affaires du continent qui étaient réunis pendant deux jours au département d’État pour la tenue du forum.

M. Coons a qualifié le soutien offert par le Congrès des États-Unis à l’Afrique subsaharienne de « vaste, profond et bipartite ». Les relations durables avec les pays subsahariens représentent, dit-il, l’un des rares domaines d’entente entre les deux partis de nos jours dans le législatif.

Dans la Chambre des représentants et au Sénat où règnent les divisions entre les partis, M. Coons a fait remarquer avec ironie « qu’une loi proclamant l’heure qu’il est risquerait de ne pas être adoptée », notamment en une année électorale, comme en 2012. Cependant, les parlementaires n’ont pas manqué de continuer à appuyer les programmes qui favorisent le développement en Afrique, et qui ont été mis en vigueur sous des gouvernements tant républicain que démocrate, a noté le sénateur Coons.

« Un grand nombre des initiatives importantes lancées par les précédents gouvernements – [démocrate] du président Clinton, [républicain] du président Bush – ont toutes été prorogées, élargies et maintenues en vigueur par le gouvernement actuel », a-t-il ajouté.

Prenant la parole après M. Coons, M. Isakson a répété l’affirmation de son collègue au Sénat que les relations américano-africaines jouissent du soutien des deux partis au Congrès. Et d’ajouter : « L’Afrique est le continent du XXIe siècle pour l’Amérique et pour le monde. »

Comme M. Coons, M. Isakson a beaucoup voyagé en Afrique.

Le Forum de l’AGOA, durant lequel les deux sénateurs se sont exprimés, est dénommé ainsi du sigle anglais de la Loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (African Growth and Opportunity Act – AGOA). Promulguée initialement en 2000, l’AGOA vise à promouvoir le commerce et les investissements entre les États-Unis et l’Afrique subsaharienne, et offre un régime préférentiel aux échanges commerciaux avec les pays admissibles qui sont acquis aux principes du libre marché, de la démocratie et de l’État de droit.

Une disposition cruciale de l’AGOA qui porte sur les tissus fabriqués en pays tiers, est sujette à prorogation en 2012. Les deux sénateurs ont indiqué qu’ils faisaient le nécessaire afin que le vote sur cette prorogation ait lieu dans les meilleurs délais. La disposition accorde le même régime préférentiel hors douane aux vêtements exportés par un pays admissible à l’AGOA même quand ils sont confectionnés de tissus venant de pays tiers.

Le Bureau du Représentant des États-Unis pour le commerce international (USTR) a indiqué que la disposition sur les tissus de pays tiers est « cruciale à la survie de l’industrie du textile et du vêtement en Afrique, laquelle a été la source de centaines de milliers d’emplois dans les pays subsahariens », selon une fiche documentaire de l’USTR.

« Nous n’aurons de repos qu’une fois cela accompli », a dit le sénateur Isakson en parlant de ses efforts et de ceux du sénateur Coons en faveur de la prorogation de la disposition sur les tissus de pays tiers.

Les États-Unis ont adopté l’AGOA pour encourager la réforme des systèmes économiques et commerciaux d’Afrique, renforcer les marchés et forger des relations de commerce durables et mutuellement bénéfiques qui stimuleraenit la création d’emplois tant sur le continent africain qu’en Amérique.