Washington - La secrétaire d’État Hillary Rodham Clinton a lancé le 14 juin la Journée de la conduite des affaires économiques dans le monde dont l’objectif est d’assurer que les États-Unis travaillent de concert avec leurs partenaires étrangers pour mettre les dossiers économiques au centre de la politique étrangère et de promouvoir les déplacements et le tourisme à caractère international.
« Nous voulons signaler aux gens de toutes les régions du monde que les États-Unis sont ouverts au commerce et au tourisme », a dit Mme Clinton dans un message enregistré. « Nous devons être en position d’être à la tête d’un monde où la sécurité et la prospérité sont forgées aussi bien dans les conseils d’administration et les salles de marché que sur les champs de bataille et dans les négociations diplomatiques. »
Le but est de créer de nouveaux emplois et d’élargir le commerce et les investissements aux États-Unis et à l’étranger, a déclaré le 13 juin le secrétaire d’État adjoint Thomas Nides aux journalistes réunis au Centre de la presse étrangère à Washington.
Mme Clinton a expliqué que le leadership mondial se fonde sur la prospérité et la coopération économiques, et que la promotion des déplacements et du tourisme à caractère international est un pilier clé du plan d’action de la conduite des affaires économiques.
M. Nides a dit à la presse que le département d’État et ses ambassades dans le monde entier travailleront pour promouvoir un plan d’action économique. Ces efforts entrent en partie dans le cadre de l’Initiative pour les exportations nationales lancée en 2009 par le président Obama dans le but de doubler en cinq ans le total des exportations américaines mais aussi d’encourager les pays étrangers à investir aux États-Unis. Dans sa conduite des affaires économiques, le département d’État collaborera avec les ministères du commerce et des affaires intérieures et des domaines qui ont mis en vigueur leurs propres initiatives en faveur du commerce et du tourisme.
Le ministère américain des affaires intérieures et des domaines est responsable de la gestion de 397 parcs nationaux, de 556 refuges nationaux pour la faune sauvage et de 886 unités du Système national de conservation des paysages naturels, qui sont ouverts au public tout au long de l’année, a expliqué Rhea Suh, secrétaire adjointe dudit ministère.
« La famille fédérale déploie de grands efforts pour offrir aux visiteurs des séjours sans accroc, et le ministère des affaires intérieures et des domaines cherche en particulier à créer de nouveaux itinéraires pour ceux qui souhaitent effectuer un voyage aux États-Unis et pour leur présenter des possibilités différentes pour leur visite », a dit Mme Suh.
Pour améliorer les séjours des touristes étrangers et leur faciliter l’entrée aux États-Unis, le gouvernement voudrait ajouter d’autres pays à son programme d’exemption des visas, a souligné M. Nides.
Le sous-secrétaire adjoint au ministère du commerce Kenneth Hyatt a dit à la presse que la stratégie nationale américaine a pour objectif d’attirer 100 millions de visiteurs par an aux États-Unis d’ici à la fin de 2021, qui dépenseraient environ 250 milliards de dollars cette année-là. Par comparaison, un peu plus de 62 millions de visiteurs étrangers ont effectué des séjours aux États-Unis en 2011 au cours desquels ils ont dépensé 153 milliards de dollars.
M. Hyatt a noté que cette stratégie se fonde sur cinq piliers. Le premier est la promotion des États-Unis tandis que le deuxième consiste à faciliter les voyages, notamment en améliorant le processus de délivrance de visas et d’arrivée dans le pays.
Le troisième pilier consiste à mettre l’accent sur le service aux consommateurs dans le comportement des États-Unis à l’égard des visiteurs étrangers, a-t-il expliqué. « Tout comme dans le secteur privé, il est crucial de tenir compte de l’expérience que connaît le consommateur. »
Le quatrième volet de la stratégie est de coordonner avec les autres agences fédérales afin d’apporter une approche aux voyages et au tourisme qui implique l’ensemble du gouvernement, a dit M. Hyatt. Et le dernier aspect de cette stratégie plus vaste consiste à mettre au point de meilleures méthodes d’examen et d’évaluation des résultats de ces efforts.
« Nous sommes donc à l’étape où nous avons une stratégie et nous devons nous assurer maintenant de la mettre en vigueur », a-t-il souligné.
