Washington - Les États-Unis ont réaffirmé leur engagement ferme en faveur du peuple tunisien et de sa transition à la démocratie en signant un accord de garantie de prêt avec le gouvernement de Tunisie.
La garantie de prêt, signée le 8 juin à Washington, aidera le gouvernement tunisien à avoir accès à des capitaux privés sur le marché international et renforcera sa capacité à gérer la transition vers une démocratie saine et prospère sur le plan économique. La garantie permettra à la Tunisie d’emprunter plus facilement des fonds sur le marché mondial des capitaux qui serviront à fournir des services essentiels à ses citoyens, tels qu’une formation vocationnelle et technique, des études supérieures, et des programmes qui aideront les banques à offrir du financement aux petites entreprises, a indiqué l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID).
« J’ai l’honneur de signer cet accord aujourd’hui avec l’ambassadeur (de Tunisie) [Mohamed] Tekaya », a déclaré Mara Rudman, l’administratrice adjointe du Bureau des affaires du Moyen-Orient à l’USAID. « Conclu peu après la déclaration du 17 mai par la secrétaire d’État Clinton sur l'accord de transfert de fonds à hauteur de 100 millions de dollars entre nos deux pays, cet accord de garantie de prêt représente l’engagement profond et durable du gouvernement et du peuple américains en faveur du succès de la transition en Tunisie. »
Le montant de l’obligation tunisienne que les États-Unis garantiront n’a pas encore été déterminé mais devrait être supérieur à 400 millions de dollars pour une obligation à échéance de sept ans. Il s’agira de la première obligation internationale émise par la Tunisie depuis 2007, laquelle pourrait se révéler un tournant décisif en matière d’accès et d’intégration de la Tunisie au marché mondial des capitaux, selon l’USAID. Les dispositions définitives, le cours et la valeur nominale de l’obligation seront déterminés au moment de l’entrée en vigueur officielle de l’accord et juste avant la clôture des comptes prévue en juin ou juillet, a expliqué l’Agence fédérale d’aide.
Le Congrès des États-Unis a autorisé le décaissement d'un maximum de 30 millions de dollars pour fournir ce mécanisme de garantie de prêt à la Tunisie. La signature de l’accord de garantie de prêt tient la promesse faite le 20 avril par le ministre américain des finances Timothy Geithner et son homologue tunisien Houcine Dimassi, lesquels ont signé une déclaration d’intention de conclure dans les meilleurs délais un tel accord devant permettre à la Tunisie d’aller de l’avant avec l’émission de titres de créance. La garantie de prêt des États-Unis pour la Tunisie illustre la manière dont le Partenariat de Deauville avec les pays arabes en transition aide ces derniers à réintégrer le marché international des capitaux dans des conditions raisonnables de financement afin qu’ils puissent pallier leurs carences dans ce domaine et aider leurs entreprises à investir dans des projets propices à la création d'emplois, a précisé l’USAID.
« Nous espérons continuer à œuvrer de concert avec le gouvernement et le peuple tunisiens pendant qu’ils établissent les fondations de leur future prospérité économique qui autonomisera les femmes et les jeunes, renforcera la société civile et consolidera le socle de la démocratie », a déclaré William B. Taylor, le coordonnateur spécial du département d’État pour les transitions au Moyen-Orient.
