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Les États-Unis augmentent leur aide d’urgence à l’Afrique de l’Ouest

12 juin 2012
Des gens marchent à côté d’une rivière asséchée dans un paysage poussiéreux. (AP Images)

Des gens marchent à côté d’une rivière saisonnière asséchée dans la région de Matam, dans le nord-est du Sénégal.

Washington – Les États-Unis ont alloué plus de 81 millions dollars supplémentaires en aide humanitaire à l’Afrique de l’Ouest en ce début de saison maigre dans la région du Sahel en proie à la sécheresse.

Avec cette contribution supplémentaire, l’appui du gouvernement américain touchera plus de 3 millions de personnes vulnérables, a indiqué l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) dans un communiqué de presse.

En tout, plus de 18 millions de personnes au Sahel seront menacées par l’insécurité alimentaire au courant de l’année, et 8 millions d’entre elles font déjà face à des pénuries graves qui ont déjà requis l’acheminement d’une aide d’urgence en 2012, selon des données gouvernementales et de l’ONU. La nouvelle somme fournie par le gouvernement des États-Unis portera le total de son aide humanitaire à la région à plus de 308 millions de dollars depuis janvier 2012.

« Lorsque je m’étais rendue à Rome plus tôt dans l’année [pour participer à la réunion du Conseil d’administration du Programme alimentaire mondial], je me suis engagée, de concert avec les autres bailleurs de fonds, à apparier les alertes précoces à des actions précoces au Sahel », a déclaré Nancy Lindborg, administratrice adjointe pour la démocratie et l’aide humanitaire à l’USAID. « Le gouvernement des États-Unis s’est acquitté de cette promesse avec une réponse forte et judicieuse qui se traduit en une aide alimentaire à même de sauver des vies en palliant les besoins immédiats, et il œuvre pour aider le peuple du Sahel à briser ce cycle de crise chronique. »

Le financement supplémentaire comporte plus de 56 millions de dollars destinés au Programme alimentaire mondial (PAM) dont environ 36 millions pour de l’aide alimentaire en nature et son acheminement, et 20 millions pour l’achat de sorgho dans la région et sa distribution, le sorgho étant un aliment de base de la population locale.

« Nous devons atteindre les gens aussi vite que possible, et c’est pourquoi une partie des vivres doit être achetée dans la région, a expliqué Mme Lindborg. Nous devons aussi faire en sorte que notre réponse humanitaire actuelle contribue à accroître la capacité de la région à surmonter la prochaine sécheresse lorsqu’elle surviendra. »

Cette dernière contribution américaine permettra de fournir 25 millions de dollars en aide à des organisations non gouvernementales qui emploieront ces fonds dans leurs programmes visant à répondre aux pénuries alimentaires aiguës au niveau des foyers, et appuieront aussi des activités de construction et de réparation qui favoriseront la sécurité alimentaire à plus long terme.

La chargée d’affaires de la mission des États-Unis auprès des agences de l’ONU à Rome, Karen Johnson, a déclaré : « Cette contribution importante au PAM en faveur du Sahel reflète notre partenariat continuel avec le PAM dans la lutte contre la faim dans le monde et notre confiance dans ses capacités en tant qu’organisation. »

« Alors que le Sahel entame la saison maigre, les besoins ne feront qu’augmenter – et pourraient se multiplier rapidement, a noté Mme Lindborg. Nous prenons des actions précoces en partenariat avec les gouvernements dans le cadre de leurs initiatives nationales et de concert avec la communauté internationale car les États-Unis se tiennent solidaires du peuple sahélien face à cette crise – et nous ne pouvons pas nous permettre de rester les bras croisés alors que la situation empire. »

L’aide humanitaire du gouvernement américain comprend des vivres et des produits nutritionnels, en plus de programmes agricoles et d’élevage et des projets visant à améliorer les revenus des populations à travers tout le Sahel, et ce dans le but de répondre aux besoins immédiats tout en œuvrant de concert avec les communautés locales pour qu’elles accroissent leur résilience face aux crises alimentaires potentielles de l’avenir.