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Les États-Unis accueillent une conférence sur les diamants de conflits

Par Kathryn McConnell | Rédactrice | 05 juin 2012
Un homme penché au-dessus d'une batée dans une rivière peu profonde (State Dept.)

Un homme cherche à extraire des diamants alluviaux en Sierra Leone.

Washington - Les États-Unis sont l’hôte d’une conférence sur l’extraction de diamants dans les zones de conflits en Afrique australe et leur commerce.

La conférence annuelle du Processus de Kimberly se tient du 4 au 7 juin au département d’État sous la présidence de l’ambassadrice Gillian Milovanovic. C’est la première fois que les États-Unis occupent le siège de la présidence du Processus de Kimberly, lequel représente 76 pays et fonctionne sur la base du consensus.

Le processus tire son nom d’une conférence tenue en 2000 à Kimberly (Afrique du Sud) qui réunissait des représentants de pays producteurs de diamants d’Afrique australe. Peu après, l’Assemblée générale des Nations unies adopta une résolution appuyant la création d’un processus indépendant de certification pour la production et le commerce de diamants bruts visant à déterminer s’ils proviennent de zones de conflit. Le processus de certification s’est transformé en un mécanisme servant à endiguer le commerce de diamants extraits de régions en proie à des conflits. Le processus exige des gouvernements qui y participent de certifier l’origine des diamants bruts et a mis en place des mesures de contrôle efficaces pour empêcher que des diamants de conflits n’entrent dans la chaîne d’approvisionnement.

En 2003, le processus fut lancé dans le but d’endiguer le flux de diamants vendus pour financer des groupes rebelles. Les diamants de conflits sont aussi connus comme les diamants de sang.

Rejoindront Mme Milovanovic à la conférence le secrétaire d’État adjoint pour les affaires économiques et commerciales Jose Fernandez, la ministre sud-africaine des ressources minérales Susan Shabangu, et le président du Conseil mondial du diamant Eli Izhakoff.

Avant que le Processus de Kimberley ne mette en œuvre son mécanisme de certification et son régime de sanctions, les diamants de sang représentaient, d’après les estimations, jusqu’à 15 % du total du commerce mondial du diamant ; mais à présent, ce taux est tombé à moins de 1 %.

Le département d’État et l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) se sont joints à des partenaires du secteur privé et de la société civile pour aider les pays producteurs de diamants en Afrique australe à briser le lien entre le commerce illicite de pierres précieuses et la violence et les atteintes aux droits de l’homme.