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Un jeune chercheur à l’honneur pour son usage des données satellitaires

Par Lauren Monsen | Rédactrice | 03 avril 2012
Un jeune homme portant un costume rayé et une cravate, avec un bureau à l'arrière-plan (NOAA/Courtesy of Jianlong Zhang)

Le scientifique d'origine chinoise Jianglong Zhang recevra le prix NOAA David S. Johnson, qui récompense l’innovation dans l’utilisation de données satellitaires.

Washington — Jianglong Zhang, météorologue et spécialiste de l’atmosphère ayant déjà remporté divers prix, recevra le 30 mars une distinction honorifique de l’Administration nationale des études océaniques et atmosphériques (NOAA), qui confirme sa place parmi les jeunes scientifiques les plus reconnus aux États-Unis.

La NOAA, agence du ministère américain du commerce, remettra à M. Zhang le prix NOAA David S. Johnson, qui récompense de jeunes chercheurs ayant fait preuve d’innovation dans l’utilisation de données satellitaires. Ce prix, décerné pour la première fois en 1999, porte le nom du premier administrateur adjoint du Service satellite et information de la NOAA. Il est remis aux scientifiques de profession qui inventent de nouveaux usages des données d’observation satellitaire afin de mieux prédire les conditions atmosphériques, océaniques et terrestres.

M. Zhang, originaire du centre de la Chine, est professeur adjoint de sciences atmosphériques à l’Université du Dakota du Nord. Ce sont les nouvelles techniques d’utilisation de mesures satellitaires qu’il a mises au point pour prévoir les répercussions climatiques potentielles des particules d’aérosol dans l’atmosphère qui lui ont valu cette distinction.

Dans un entretien accordé le 9 mars à Elizabeth Howell à l’Université du Dakota du Nord, M. Zhang explique les effets des aérosols sur la formation de nuages et les changements climatiques.

« Le changement climatique est un sujet bien connu du public, explique-t-il. Mais beaucoup de gens ne savent probablement pas que le système climatique est complexe, du fait de l’interaction de nombreux facteurs. Les effets des aérosols sont l’un des facteurs les plus importants et les moins bien compris. »

La concentration accrue d’aérosols a pour effet d’intensifier la luminosité des nuages, qui réfléchissent ainsi davantage de lumière solaire dans l’espace. Cela peut alors « réduire la lumière solaire parvenant jusqu’au sol », ainsi que la température à la surface de la terre, explique M. Zhang.

Réduire la présence d’aérosols dans l’atmosphère présente des avantages certains, ajoute-t-il.

Aux XIXe et XXe siècles, par exemple, un grand nombre de Londoniens se chauffaient au charbon l’hiver. « Brûler ce charbon produisait de grandes quantités de fumée, raconte M. Zhang. Associés aux conditions météorologiques locales, les particules de fumée, les aérosols de sulfate et autres éléments gazeux ont donné lieu à un phénomène historique bien connu : le brouillard londonien. Ce n’est que quand plus de 4.000 personnes ont trouvé la mort à la suite du grand brouillard de 1952 que les Londoniens ont pris conscience de la gravité du problème. Une loi sur la qualité de l’air a été adoptée en 1956. »

Les aérosols sont « différents des gaz à effet de serre, poursuit M. Zhang. En raison des fortes variations temporelles et spatiales de leurs propriétés, il est à la fois très intéressant et difficile d’étudier les aérosols, et notamment leur impact sur le climat. »

Outre les nouvelles utilisations des données satellitaires environnementales qu’il a conçues, M. Zhang a supervisé la mise au point du premier système opérationnel d’assimilation des aérosols, actuellement utilisé par le Centre de météorologie numérique et d’océanographie de la Marine américaine.

En 2009, M. Zhang a reçu le Prix du président pour les scientifiques et ingénieurs en début de carrière et s’est ainsi classé parmi les cent premiers jeunes chercheurs américains. Il a obtenu son doctorat en sciences atmosphériques et sa maîtrise d’informatique à l’Université d’Alabama à Huntsville en 2004 et sa licence de sciences en physique atmosphérique à l’Université de Pékin en 1992.

Le prix de la NOAA « met en valeur les travaux exemplaires menés par de jeunes scientifiques comme M. Zhang avec des données satellitaires, qui bénéficient directement à la société », a déclaré Mary Kicza, administratrice adjointe du Service satellite et information de la NOAA. « Nous sommes ravis des travaux qu’il a déjà accomplis et attendons avec intérêt ceux qu’il mènera à l’avenir. »

Pour en savoir plus sur le Prix du président pour les scientifiques et ingénieurs en début de carrière, voir le site Web de la Maison-Blanche.