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Une étude internationale révèle les marqueurs génétiques de l'hypertension

Par Charlene Porter | Rédactrice | 04 octobre 2011
Un homme afro-américain se fait examiner par un étudiant à Détroit (Michigan). (AP Images)

Un étudiant en médecine mesure la tension artérielle d'un homme afro-américain à Detroit (Michigan).

Washington - Une étude effectuée par un consortium international a identifié 29 variations génétiques qui ont une influence sur la tension artérielle, offrant ainsi une nouvelle perspective sur les changements anormaux dont celle-ci peut faire l'objet et qui constituent des facteurs de risque pour les maladies cardiovasculaires, telles que les crises cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux. Cette catégorie de maladies est la plus meurtrière dans le monde, ayant coûté la vie à plus de 17 millions de personnes en 2008, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Trois des Instituts nationaux de la santé aux États-Unis (NIH) ont financé ces travaux auxquels ont collaboré plus de 230 chercheurs sur six continents. Pour collecter leurs données, les chercheurs ont exploré les génomes - c'est-à-dire la carte génétique qui détermine les caractéristiques physiques de tous êtres et organismes vivants - de plus de 200.000 Européens et 70.000 individus d'ascendance est-indienne, sud-asiatique et africaine.

La tension artérielle est mesurée par deux chiffres. Le premier indique la pression systolique, à savoir celle qui se produit dans les vaisseaux sanguins quand le cœur bat, et le deuxième représente la pression diastolique, qui est enregistrée pendant que le cœur est au repos entre chaque battement. Une pression artérielle inférieure à 120 sur 80 mmHg (soit 12/8) est considérée comme normale tandis qu'une pression de 140 sur 90 mmHg (soit 14/9) devient un facteur de risque pour les crises cardiaques et les congestions cérébrales qui peuvent mettre en danger la vie d'une personne.

Les chercheurs tentaient d'identifier chez les sujets d'origines diverses impliqués dans l'étude, les polymorphismes génétiques qui pourraient correspondre aux chiffres élevés soit de la tension systolique soit de la tension diastolique. On soupçonnait déjà que certains gènes étaient liés à la pression sanguine et ces suspicions ont été confirmées. Les scientifiques ont découvert d'autres variations qu'ils ignoraient jusque là, chacune d'entre elles responsable d'un accroissement minime du risque d'hypertension. Mais ce risque infime peut être multiplié chez les individus porteurs de plusieurs de ces polymorphismes génétiques, entraînant un effet non négligeable sur la tension artérielle.

Les chercheurs ont utilisé leurs découvertes pour établir une échelle du risque pour une tension artérielle plus élevée que la norme en extrapolant les constatations faites chez les sujets de l'étude aux divers groupes ethniques qu'ils représentent. L'échelle du risque est aussi un bon indicateur des complications que peut entraîner l'hypertension, dont l'épaississement des parois du cœur, l'insuffisance cardiaque, les congestions cérébrales et les maladies coronariennes.

« C'est l'une des études les plus importantes effectuées à ce jour sur la génétique de l'hypertension artérielle et représente un pas en avant vers la mise au point de traitements plus efficaces », a déclaré la directrice par intérim de l'Institut national du cœur, du poumon et du sang, Susan Shurin.

Les conclusions de l'étude ont été publiées dans le numéro de septembre de la revue Nature, et ce alors que l'Assemblée générale des Nations unies se penchait en septembre aussi sur les maladies non transmissibles et la nécessité de les traiter et de les prévenir dans le cadre de la coopération et de l'aide internationales. Les maladies cardiovasculaires associées à l'hypertension sont les causes principales de décès dans le monde entier, tant dans le monde développé qu'en développement.

La session des Nations unies ciblait particulièrement le fait qu'un grand nombre de maladies non transmissibles, y compris les maladies cardiovasculaires, sont évitables. Les médecins conseillent aux gens de prendre des décisions favorables à des modes de vie sains afin d'éviter une mort prématurée des suites de maladies cardiovasculaires - à savoir, de suivre un régime alimentaire équilibré, de ne pas fumer, et de faire de l'exercice régulièrement.

(Les articles du site «IIP Digital» sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://iipdigital.usembassy.gov/iipdigital-fr/index.html)