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Le groupe de contact discute des moyens d'appuyer la transition en Libye

Par Merle David Kellerhals Jr. | Rédacteur | 26 août 2011
William Burns (© AP Images)

Le secrétaire d'État adjoint, M. William Burns.

Washington - Le renversement du régime Kadhafi ouvre la voie à un nouvel avenir pour la Libye, estime le secrétaire d'État adjoint Williams Burns.

M. Burns conduisait la délégation américaine qui a participé à une réunion cruciale du groupe de contact sur la Libye, tenue le 25 août à Istanbul. Y prenaient part des représentants de 28 pays et de 7 organisations internationales, lesquels ont exhorté les Libyens à renoncer à se venger et souligné la nécessité d'une réconciliation nationale.

« Mais la situation sur le terrain demeure fluide, et les combats n'ont pas cessé », a déclaré le haut responsable lors de la conférence. « Collectivement, nous devons sans relâche appeler à la cessation immédiate de la violence et protéger la vie des civils. »

Le groupe de contact a vivement pressé le Conseil de sécurité de l'ONU d'adopter une résolution actuellement à l'étude concernant le déblocage des avoirs libyens et il a demandé au dirigeant libyen déchu de se rendre pour prévenir toute violence et toute effusion de sang supplémentaires. Le Conseil national de transition (CNT) cherche à obtenir le déblocage de 5 milliards d'avoirs qui ont été gelés, et ce afin de porter immédiatement secours à la population.

Selon les estimations des analystes financiers rapportées dans la presse, les avoirs libyens gelés dans les banques à travers le monde avoisineraient les 110 milliards de dollars.

Mouammar Kadhafi a vu sa tête mise à prix par le CNT et il a été accusé de crimes contre l'humanité par la Cour pénale internationale, dont le siège se trouve à La Haye (Pays-Bas).

Les efforts déployés pour stabiliser la Libye dans la foulée de la révolution visant à chasser Kadhafi du pouvoir qu'il détient depuis 42 ans bénéficient de l'appui des États-Unis, de l'OTAN, de l'ONU, de l'Union africaine, de l'Union européenne, de la Ligue arabe et de l'Organisation de la conférence islamique, a rappelé M. Burns aux délégués présents à Istanbul.

Selon toute attente, la Ligue arabe devrait autoriser le Conseil national de transition à récupérer le siège de la Libye au sein de l'instance, à son siège au Caire, et ce dès le 27 août.

« Nous nous associons au peuple libyen pour rendre hommage à ceux qui ont tant travaillé et tant sacrifié pour ce résultat -- les personnes courageuses qui ont défendu leurs foyers et leurs communautés contre la violence de Kadhafi, de même que les nations et les institutions internationales qui ont serré les coudes pour prévenir un massacre à Benghazi et soutenir le peuple libyen qui tenait tête à un tyran », a assuré M. Burns.

« Nous devons maintenant faire preuve d'une détermination égale pour soutenir le peuple libyen le temps qu'il reconstruit son pays. L'avenir de la Libye est loin d'être assuré », a-t-il ajouté.

Le groupe de contact sur la Libye a reconnu le CNT comme « autorité gouvernementale légitime » du pays lors de sa réunion du 15 juillet à Istanbul. Récemment, le CNT a vu sa place encore rehaussée dans la communauté internationale après avoir été reconnu par l'Égypte, la Tunisie, le Maroc, l'Irak et le Nigéria. Au total, 54 pays voient aujourd'hui dans le CNT le représentant légitime du peuple en Libye.

« Le CNT s'est engagé à poursuivre un processus de réforme démocratique participative, à honorer les obligations internationales de la Libye, à respecter les droits de l'homme et à décaisser les fonds dans la transparence pour répondre aux besoins humanitaires et autres de la population libyenne », a encore déclaré M. Burns.

La communauté internationale doit soutenir le CNT afin qu'il puisse assurer la sécurité du peuple libyen et lui fournir des services de base, conformément à la responsabilité qui est la sienne. Il s'agit-là d'une entreprise qui exigera une coordination considérable, a ajouté le responsable.

L'OTAN, a-t-il affirmé, doit continuer à protéger les civils conformément au mandat de la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l'ONU et tant qu'ils auront besoin de sa protection.

(Les articles du site «IIP Digital» sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://iipdigital.usembassy.gov/iipdigital-fr/index.html)