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Après l'impasse à Doha, l'OMC prépare la conférence ministérielle

Par MacKenzie C. Babb | Rédactrice | 28 juillet 2011
Michael Punke. (AP Images)

Le représentant permanent des États-Unis à l'OMC, l'ambassadeur Michael Punke.

Washington - Les membres de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) se sont avoués incapables de s'entendre sur un ensemble de mesures qui étaient destinées à venir en aide aux pays les moins avancés et qui auraient constitué « une première moisson » dans la perspective de la conclusion fructueuse du programme de Doha pour le développement.

Tel est le bilan dressé par le représentant permanent des États-Unis à l'OMC, l'ambassadeur Michael Punke.

« La seule solution pour parvenir à adopter un train modeste de mesures, c'était que tous les acteurs majeurs soient prêts à faire des contributions significatives », a déclaré le haut responsable le 26 juillet devant le Comité des négociations commerciales de l'OMC, à Genève. « Comme on le craignait, les participants se sont révélés beaucoup plus à l'aise quand il s'agissait de parler de ce que les autres pouvaient leur donner plutôt que de parler de leurs contributions à eux. »

Malgré le travail de fond des États-Unis qui avaient étudié les questions sous tous les angles et préparé l'ensemble des mesures proposées « sans ménager leurs efforts », a déploré l'ambassadeur, « il n'y a pas eu d'accord et il n'y en aura pas ».

« Cette conclusion, personne ne la voulait, mais les faits sont incontournables », a-t-il ajouté. M. Punke, qui est également le représentant permanent adjoint du président pour le commerce extérieur, a notamment cité les « positions figées » de plusieurs membres et « les lignes à ne pas franchir » qu'ils ont tracées.

La poursuite des discussions sans perspective de succès « reviendrait à très cher » parce qu'elle se ferait au détriment des préparatifs essentiels à la 8e conférence ministérielle de l'OMC, qui aura lieu en décembre.

« S'il est un sentiment largement partagé, c'est qu'un élément absolument essentiel [de la conférence] sera la discussion de l'après-Doha. Nous devons travailler ensemble de toute urgence sur ce point et participer à la discussion », a souligné le haut responsable, notant que les pays membres n'avaient pas une minute à perdre pour se préparer.

Le train de mesures portait essentiellement sur un certain nombre de questions relatives au soutien à accorder aux pays les moins avancés et il s'insérait dans le droit fil des efforts visant à sortir les pourparlers de Doha de l'impasse. Le programme de Doha pour le développement, ainsi nommé parce qu'il a vu le jour dans la capitale du Qatar, a été négocié en 2001 par l'OMC pour faire reculer la pauvreté et relancer l'économie mondiale par le biais de la libéralisation des échanges. Mais les pourparlers sont au point mort depuis 2006, principalement à cause des divisions entre les principales nations commerçantes.

Ce n'est pas de gaieté de cœur que les membres de l'OMC ont renoncé à négocier la série de propositions, a commenté M. Punke, qui a déjà tourné la page : « Il faut maintenant voir la situation en face et tracer une voie réaliste à suivre. »

La conférence de l'OMC, qui se tiendra à Genève du 15 au 17 décembre, portera sur le cycle des pourparlers de Doha et sur une large gamme de questions d'intérêt mondial.

(Les articles du site «IIP Digital» sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://iipdigital.usembassy.gov/iipdigital-fr/index.html)