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Elias Zerhouni : une image plus claire de la médecine

Par Jeff Baron | Rédacteur | 16 mai 2011
Elias Zerhouni. (Photo offerte par Marthe Lemelle)

Né en Algérie, Elias Zerhouni a dirigé des programmes de recherche importants pendant six ans à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale.

Washington - Elias Zerhouni poursuit sa cinquième carrière, mais elles n'ont toutes eu qu'un seul objectif : l'amélioration de la santé humaine.

Pendant sa première carrière, il s'est acquitté de cette tâche un patient à la fois, inspiré en tant que jeune bénévole par les gens qu'il avait rencontrés et qui n'avaient même pas accès à des soins de santé de base. Devenu médecin, il a quitté son Algérie natale en 1975, à l'âge de 24 ans, pour faire une résidence en radiologie aux États-Unis.

Il a continué ses travaux cliniques pendant sa deuxième carrière, en tant que professeur, la plupart du temps à l'école de médecine de l'université Johns Hopkins au Maryland. Tout en enseignant, il a assumé des tâches administratives, mais il est devenu surtout connu pour ses recherches dans le domaine des nouvelles technologies qui permettent de voir de plus en plus clairement à l'intérieur du corps humain : les tomodensitogrammes (scanogrammes ou CT scans), et l'imagerie par résonance magnétique (IRM). Il a mis au point des méthodes qui capturent des images en détails microscopiques.

Le Dr Zerhouni a mis à profit ses recherches, son savoir-faire et ses huit brevets dans sa troisième carrière en qualité de créateur d'entreprise, devenant au fil des ans le fondateur ou cofondateur de six compagnies.

En 2002, le chercheur Zerhouni est devenu source de fonds pour les recherches quand il a été nommé à la tête de l'Institut national de la santé (National Institutes of Health ou NIH) qui finance les projets de recherches aux États-Unis. Pendant six ans, le budget du NIH ayant atteint près de 30 milliards de dollars par an, il a joué un rôle majeur dans les décisions sur quels projets de recherches de base et d'essais cliniques seraient effectués dans le pays. Parmi ses initiatives figurent la Feuille de route du NIH pour les recherches médicales et les efforts visant à accroître les recherches qui entrecoupent les différentes spécialités.

Depuis qu'il a quitté le NIH, le Dr Zerhouni collabore à des projets de santé mondiale en tant que membre principal du programme de santé mondial de la fondation Bill et Melinda Gates, président de recherche et de développement du géant pharmaceutique Sanofi, sis à Paris, et en sa qualité d'envoyé spécial pour les sciences du président Obama, chargé de communiquer avec le monde musulman.

Selon le Dr Zarhouni, le défi mondial est de changer l'approche aux soins de santé qui est la même depuis 5.000 ans, c'est-à-dire soigner les maladies quand elles deviennent graves. Cela ne marche pas bien avec les états de santé chroniques, tels que le diabète, les maladies cardiaques et l'obésité. « Nous reconnaissons aujourd'hui le fait que si nous voulons nous attaquer aux maladies de l'âge moderne, nous devons intervenir bien avant qu'elles ne se déclarent », a-t-il affirmé à un auditoire de professionnels de la médecine au Qatar en 2008.

« En bref, si nous pratiquons la médecine telle que nous la connaissons aujourd'hui, dans 25 ans nous aurons échoué », a dit le Dr Zerhouni.

(Les articles du site «IIP Digital» sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://iipdigital.usembassy.gov/iipdigital-fr/index.html)