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Moyen-Orient : l'attachement des États-Unis aux droits civiques est inébranlable

Par Jeff Baron | Rédacteur | 09 mai 2011
Michael Posner. (AP Images)

Le secrétaire d'État adjoint à la démocratie, aux droits de l'homme et au travail, M. Michael Posner le 5 mai 2011.

Washington - Les diplomates américains chargés des droits de l'homme et du Moyen-Orient croient fermement en la promotion du mouvement pro-démocratique dans le monde arabe, pour des raisons de principe aussi bien que pratiques.

« D'aucuns voient un conflit entre nos valeurs démocratiques et notre désir de stabilité, mais cette notion est erronée », a déclaré Michael Posner, secrétaire d'État adjoint à la démocratie, aux droits de l'homme et au travail, le 5 mai, à une sous-commission de la Chambre chargée des affaires étrangères.

« Les États-Unis sont profondément attachés à la stabilité régionale et (...) nous pensons que le respect des droits de l'homme et les principes de la responsabilisation des autorités sont en fait des conditions essentielles de la stabilité à long terme », a-t-il affirmé.

M. Posner ainsi que Mme Tamara Wittes, sous-secrétaire d'État adjointe au Proche-Orient, avaient été convoqués auprès de la sous-commission pour faire le point de la politique des États-Unis face au « printemps arabe ». Si la situation varie selon les pays, dans tous les cas la politique américaine vise à l'émancipation, a indiqué M. Posner.

« Nous soutenons et favorisons les éléments dans la région qui sont attachés comme nous le sommes à une transition pacifique et démocratique », a-t-il ajouté.

Selon Mme Wittes, il est vrai que les intérêts des États-Unis dans la région ne peuvent qu'être servis par la stabilité, mais cela implique que les gouvernements de cette région doivent être plus démocratiques et réceptifs et non pas moins : « Les changements en cours sont mus par une génération montante opposée à un statu quo qui la prive des possibilités de progrès qu'elle mérite, un statu quo qu'elle juge d'ailleurs insoutenable, car il est caractérisé par la corruption, l'inégalité, le chômage, la déperdition des ressources et la marginalisation politique », a déclaré Mme Wittes.

M. Posner a ajouté que les États-Unis appuyaient la transition à de nouveaux régimes gouvernementaux en Tunisie et en Égypte par leur aide à l'établissement d'institutions démocratiques, notamment des partis politiques là où la participation civique a été limitée. En Égypte, a-t-il dit, « la pose des fondements d'une démocratie durable demandera des années » et non pas quelques mois seulement. C'est pourquoi l'aide américaine vise en outre le développement économique afin de faire baisser le taux de chômage.

« D'autres États, notamment la Jordanie, le Maroc et Oman, ont pris des mesures initiales positives de réforme politique et économique, mais tous les pays ont encore du chemin à parcourir », a déclaré M. Posner dans sa déposition écrite.

« Dans d'autres, par exemple le Yémen et Bahreïn, il reste encore beaucoup de travail à faire pour inverser des tendances inquiétantes, placer les forces de sécurité devant leurs responsabilités face aux abus, et engager des réformes démocratiques destinées à améliorer l'égalité et la participation. »

Les responsables du département d'État ont présenté leur évaluation de plusieurs cas précis :

• Égypte : les États-Unis attendent de voir si le gouvernement militaire de transition lèvera l'état d'urgence avant les élections, comme promis, et libérera des individus qui ont été arrêtés et, dans certains cas, condamnés pour leurs protestations politiques. Les États-Unis observent avec inquiétude les incidents de violence confessionnelle, la discrimination légale exercée contre des minorités religieuses et le rôle limité des femmes dans la transition.

• Tunisie : les États-Unis félicitent chaleureusement le gouvernement provisoire, qui soutient les droits de l'homme et prépare l'élection, cet été, d'une assemblée constituante qui s'occupera de rédiger une nouvelle constitution. L'aide américaine vise à faciliter cette transition.

• Yémen : les États-Unis « appuient une passation paisible et ordonnée du pouvoir, conformément à l'exigence exprimée par le peuple yéménite d'une gouvernance meilleure, plus attentive à ses besoins et à ses aspirations ».

• Bahreïn : les diplomates soulignent leur « vive inquiétude » devant la « campagne de représailles » que mène le gouvernement « contre des éléments de l'opposition politique et de la société civile, contre des groupes professionnels, des médecins notamment, et contre des chefs de la communauté chiitte ».

• Syrie : les États-Unis ont réaffirmé leur condamnation de la répression exercée par les autorités contre des manifestants pacifiques et d'autres partisans des droits de l'homme et de la réforme démocratique.

• Libye : les diplomates ont expliqué le rôle qu'avaient les États-Unis dans la campagne menée pour limiter la capacité de Mouammar Kadhafi d'attaquer l'opposition. Dans chaque cas, ont-ils dit, les États-Unis ont pris leurs mesures en coopération avec d'autres États et au sein de groupes multinationaux, dont le Conseil des droits de l'homme de l'ONU, l'Union européenne et la Ligue arabe.

(Les articles du site «IIP Digital» sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://iipdigital.usembassy.gov/iipdigital-fr/index.html)