Washington - Les États-Unis se sont joints à 66 autres États membres des Nations unies pour condamner la persécution d'individus sur la base de leur orientation sexuelle ou de leur identité sexuelle.
« Défenseur énergique des droits de l'homme, les États-Unis s'opposent à toute atteinte à ces droits, partout dans le monde », a déclaré M. Robert Wood, porte-parole du département d'État, dans un communiqué en date du 18 mars. « Nous ne cesserons de rappeler aux pays, devant toutes les instances internationales appropriées, qu'il importe de respecter les droits de toutes les personnes. »
La déclaration sur les droits de l'homme, l'orientation sexuelle et l'identité de genre, présentée en première lecture à l'Assemblée générale en décembre dernier, invite tous les États membres et les organismes internationaux de défense des droits de l'homme à « s'engager à promouvoir et à protéger les droits de l'homme, indépendamment de l'orientation sexuelle et de l'identité de genre ».
Elle ajoute qu'elle demande à tous les pays de s'assurer que l'orientation sexuelle et l'identité sexuelle « ne pourront en aucune circonstance entraîner des sanctions pénales, en particulier les exécutions, les arrestations et les détentions ».
Quelque 70 États membres de l'ONU interdisent l'homosexualité et, dans certains pays, les actes homosexuels sont passibles de la peine capitale. Néanmoins, l'ONU réaffirme la valeur de la Déclaration universelle des droits de l'homme, qui proclame que « tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits ».
Au cours de son séjour récent à Bruxelles (Belgique), la secrétaire d'État américaine, Mme Hillary Clinton, a déclaré lors d'une réunion publique, le 6 mars, que « la persécution des homosexuels et des lesbiennes et la discrimination à leur encontre sont des choses que nous prenons très au sérieux ».
Mme Clinton a condamné les abus commis contre les homosexuels et demandé « que l'on reconnaisse que les droits de l'homme sont des droits inaliénables.... »
Énoncé de principes faisant autorité mais sans force contraignante, la déclaration de l'ONU sur l'orientation sexuelle et l'identité de genre a été présentée le 18 décembre 2008 à l'Assemblée générale par la France, alors présidente en exercice de l'Union européenne qui la soutenait dans cette démarche.
La haute commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Mme Navi Pillay, a déclaré le même jour lors d'une table ronde de haut niveau à l'ONU sur les droits de l'homme, que les lois criminalisant l'homosexualité « sont considérées de plus en plus comme anachroniques et en contradiction avec le droit international et les valeurs traditionnelles de dignité, d'inclusion et de respect de tous ».
« Les lesbiennes, homosexuels, bisexuels, transgenres, transsexuels sont des membres à part entière et égaux de la famille humaine et ont le droit d'être traités de la sorte », a-t-elle dit.
